Mosquée Hassan II : La prière, ça paie
Maroc 2025-Mosquée Hassan II
Plus grande que le stade Abdoulaye Wade
Ce qui frappe de prime abord, c’est la taille de la mosquée Hassan II et tout ce qu’il y a autour : bibliothèque, vidéothèque, musée, etc.. C’est comme la taille du stade national du Sénégal, le stade Abdoulaye Wade, avec le parking et toutes les routes qui y mènent.
Le Musulman qui sacrifie à la prière se paie avec la visite de ce joyau. Autrement, il faut payer pour admirer cet immense lieu de dévotion et…de tourisme. Les nombreuses caméras de surveillance ne garantissent pas pour autant la sécurité avec l’absence de fouille, surtout après l’attentat à la bombe dernièrement dans une mosquée au Nigéria.




Casablanca, envoyé spécial–« Vous êtes musulmans ? Attendez la prière et vous pourrez rentrer gratuitement, priez et visitez ; sinon c’est payant ».
Arrivé sur place je suis ébloui par la taille de la Mosquée et tout ce qu’il y a autour (bibliothèque, vidéothèque, musée etc…). Dans ma tête je me dis que c’est comme la taille du stade Léopold Sedar Senghor avec le parking et toutes les routes qu’il y a autour. Je crois que la mosquée est même plus grande. Arrivé à la porte avec bon nombre de touristes étrangers, on nous signale que la mosquée était fermée après la prière du Dohr (Tisbar) et qu’elle ne réouvre qu’à la prière de Asr (Takussan) (j’étais arrivé un peu après 15h, réouverture à 16h). On s’est redirigé vers un autre garde plus âgé, il nous a dit d’un français arabesque : « Vous êtes musulmans ? Attendez la prière et vous pourrez rentrer gratuitement, priez et visitez ; sinon c’est payant ». Il y avait beaucoup de soleil aujourd’hui, contrairement aux autres jours, il avait plu la nuit, comme toutes les nuits d’ailleurs mais il y avait du soleil depuis le lever du soleil, chose qui me manquait depuis mon arrivée.
Je suis allé m’assoir sur les marches à côté où il y avait de l’ombre. Un peu avant 16h, les gardes ont enlevé les barrières et on a pu entrer. Avec la mer à côté, il faisait très froid, même à l’intérieur de la mosquée. Je me suis dirigé directement vers la mosquée. Seuls les musulmans étaient autorisés à entrer à l’intérieur de la mosquée. J’ai vu un jeune homme qui parlait anglais réciter la profession de foi pour que le garde le laisse entrer.
J’avais un sac à dos mais ça n’a pas été fouillé lors de la visite ; ça m’avait paru bizarre après l’attentat à la bombe que j’ai vu dernièrement dans une mosquée au Nigéria.
J’ai fait mes 2 rakkas et attendu l’heure de la prière. La mosquée est immense, bien faite et très jolie à l’intérieur. Pas d’heures de prières sur les murs ni de montre comme dans les mosquées à Dakar. J’ai juste aperçu des caméras de surveillance à l’intérieur.
À l’entrée; on récupère des sachets recyclables pour y mettre nos chaussures qu’on rend à la sortie. À l’intérieur, il y a des rangements entre les rangées pour ranger les sacs à chaussures.
La prière n’a pas été trop longue.
Je me dirige vers la mer après la prière mais les barrières nous bloquent à 20 mètres. On aperçoit le phare d’El Hank au loin, je voulais m’y rendre mais pas de bus, m’a dit un chauffeur de taxi qui facturait le trajet un peu cher je crois et la distance en marche faisait 4,5 km toujours selon lui.
Auparavant, j’étais encore retourné au marché de Médina et les vendeurs de bombers n’étaient toujours pas là. J’ai consulté « Plans » sur mon téléphone et j’ai vu que je n’étais pas loin de la corniche. J’ai alors marché pendant 20, 25 minutes pour me rendre sur la corniche. Après quelques questions; on m’a indiqué la ligne 5 pour me rendre à la Mosquée Hassan II. Je me suis dirigé vers un arrêt bus et après quelques instants un bus s’est garé, j’ai demandé au chauffeur si c’était la ligne 5 pour Hassan II et il me l’a confirmé. Je suis monté à bord j’ai payé les 5 Dirhams habituels et pris place ; après 5 minutes, moteur allumé, direction la Mosquée. J’ai pu apercevoir la corniche qui est très belle, très propre avec des aménagements dignes de plages européennes. Le trajet n’a pas duré 15 minutes.
Les femmes conductrices de bus sont choses très courantes à Casablanca ; si possible on peut rajouter quelques anecdotes vécus aujourd’hui dans le bus.
MEDHAMO
