Louga et ses lavandières Mankagne
Louga et ses lavandières Mankagne
Avec le drame du “Jola”, une colonie Mankagne s’est définitivement installée à Louga et s’est spécialisée dans le linge pour riches.
300 lavandières mankagne cohabitent dans 50 chambrettes dans l’extrême quartier périphérique de Artillerie extension avec leur batterie et sont les blanchisseuses préférées des familles riches de la 8ème région. Particulièrement des émigrés de retour au bercail pendant cette période de rude hiver européen neigeux ou pendant les grandes cérémonies religieuses. Une antre spéciale.
MMDIÈNE
C’était après le drame du “Jola”. Toute une colonie de Mankagne est venue s’installer définitivement dans un quartier périphérique qui portent le nom de Casamançaises spécialisées dans la lingerie des Lougatois plus nantis, particulièrement de Modou-Modou et des Fatou-Fatou. Tous des émigrés dont les aventures inspirantes leur ont permis de s’attacher les services des laveurs d’habits des patrons.
Les tarifs oscillent entre 25 et 30.000 francs selon la taille et le volume des membres de la famille des villas cossues. Une main-d’œuvre locale composées de filles et de dames expérimentées dans leurs prestations de qualité. Elles occupent des chambres sommairement meublées de bassines, d’ustensiles de lavage adaptés aux normes européennes ; elles quittent leurs demeures pour arriver et commencer leur job après le petit-déjeuner servi gratis par leurs employeurs hebdomadaires ou mensuels.
Leur langue vernaculaire et la solidarité ethnique identifient la cohorte estimée à 300 âmes partageant quelque 50 chambrettes.
