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Locales-Khaly Sall candidat à la Mairie: « Ndiandane n’a pas besoin de politiciens avec des objectifs non primordiaux ou à court terme » Entretien dirigé par Chérifa Sadany SOW

Localité située au nord du Sénégal, Ndiandane est l’une des communes du département de Podor.  « Bonheur des Ndiandanois est la raison de mon engagement en politique » fait savoir Khaly Sall, candidat aux prochaines élections locales en 2022. Il s’exprime dans cette interview accordée au “Devoir”.

Pouvez-vous vous présenter ?

Je nomme Khaly Sall, je suis né à Ndiandane, j’ai grandi là-bas, J’ai fait mes études élémentaires, secondaires et du lycée à Ndiandane. Je suis le coordinateur de l’AG/JOTNA de la commune de Ndiandane, par ailleurs le fondateur du collectif des jeunes pour le désenclavement de Ndiandane… et suis candidat aux élections locales du 23 Janvier 2022.

Pouvez-vous revenir sur votre parcours ?

Mon parcours politique a débuté dès le début de mes études au collège, en commençant par m’impliquer dans des différentes associations politico-sociales. Je me souviens qu’à cette époque je soutenais une personne qui voulait les rênes du secrétariat départemental des jeunes de l’UJTL alors que je n’avais pas encore de carte d’identité nationale pour le vote. J’ai dû voter avec ma carte d’identité scolaire… Quelquefois, j’accompagnais mon papa Boubacar Sall, premier adjoint au maire de Ndiandane, dans des réunions, dans le département de Podor. Je m’en rappelle le premier jour où j’ai pris la parole lors de ces réunions j’avais attentivement capté leur attention. Après j’ai voulu partager mes idées par rapport à ce qu’ils disaient. J’étais encore au collège à cette époque.

En parlant d’école, j’ai toujours été passionné par la politique depuis le lycée. Dès la classe de Seconde, j’étais le président du gouvernement scolaire qui encadrait le lycée et le collège. En classe de Terminale aussi, j’ai été réélu président du gouvernement scolaire. À l’université aussi j’ai continué mes activités politiques, d’où j’ai eu la chance de rencontrer beaucoup des personnalités politiques comme Me Moussa Diop.

Quelle est votre relation avec Me Moussa Diop ?

En 2014, j’ai soutenu une liste de jeunes gens qui voulaient participer aux élections locales de ma commune avant de rencontrer le président du parti de l’Alternative générationnelle AG/JOTNA, Me Moussa Diop. Ce dernier était le directeur général de la société nationale Dakar DEM Dikk (DDD). J’ai échangé avec lui et j’ai partagé sa vision politique ; donc je me suis officiellement engagé dans AG/JOTNA avec des jeunes de ma localité. Après, je suis parti en élection avec les jeunes qui étaient aussi engagés dans le parti et j’ai été élu coordinateur d’AG/JOTNA de Ndiandane. Avec cette posture, j’ai effectué un tourné départementale ; donc j’ai fait le tour du département de Podor avec Me Moussa Diop. Ce dernier est venu nous rendre visite à Ndiandane. Déjà, je me suis complément engagé dans des activités de ladite ville.

Pourquoi voulez-vous vous présenter comme maire de Ndiandane ?

J’ai décidé de me présenter comme maire de Ndiandane pour le bonheur de mes concitoyens. Ma vision est déjà de construire une ville nouvelle dynamique et inclusive. Le constat est le même pour les Ndiandanois rien de prioritaire n’a été réalisé jusqu’à présent. Les attentes des Ndiandanois peinent à être réalisées. Il nous appartient donc à nous de relever ce défi. Nous restons convaincus qu’à travers notre projet et engagement à construire une société meilleure, nous allons donner à Ndiandane son flambeau d’avant. Ainsi nous mettrons les priorités sur les besoins vitaux des Ndiandanois, des réalisables qui vont booster l’économie Ndiandanoise.

Je souligne que Ndiandane renferme beaucoup de potentiels, mais reste malheureusement conduite par une vision réduite et enclavée par le pouvoir en place. Leurs réalisations fonctionnelles ne plaident pas en leur faveur. Dans le domaine des infrastructures c’est aussi accablant, ce qui fait que Ndiandane reste toujours enclavé.

Faites-vous partie de ceux qui entrent en politique pour avoir une visibilité, un gain politique où vous avez une idéologie à incarner ?

Certainement pas. Je suis né dans la politique. Comme je l’ai dit à l’entame, mon père était le premier adjoint au maire, quand j’étais au collège. J’incarne effectivement une idéologie. Vous savez beaucoup des gens ne s’adonnent plus à la politique à cause de nos prédécesseurs qui font de la politique politicienne. Personnellement, je préfère que mes compatriotes apprécient eux-mêmes notre façon de faire de la politique. Nous, notre slogan c’est « La politique autrement ». Maintenant, beaucoup de choses ont évolué : il y a un éveil des consciences de la population. Seule une politique saine avec une vision réaliste et pragmatique nous permettra de construire un monde meilleur. Quand on est politique d’une façon ou d’une autre, les gens finiront par comprendre votre perception de la politique.

Quels sont les projets que vous avez pour améliorer les conditions de vie des Ndiandanois une fois élu maire ?

Nous avons récemment annoncé notre projet « le grand Ndiandane », qui est un projet réaliste et réalisable qui vise la création d’une ville nouvelle dynamique et inclusive. À travers ses différents axes, Ndiandane sera parmi les villes ou j’ose dire la ville la plus attractive du nord !

Le grand Ndiandane, c’est aussi le leadership des jeunes. Ce projet permettra et encouragera l’implication des jeunes Ndiandanois dans le développement de cette localité. C’est donc une alternative générationnelle. C’est donc de construire un Ndiandane nouveau des Ndiandanois et par des Ndiandanois, le slogan à mémoriser et à appliquer.

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