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Locales 2022: La paix, nom féminin

L’enfantement risque d’être douloureux, neuf mois après mars et les appels à la paix se multiplient. Pour un nom au féminin, l’implication de la femme mère et citoyenne coule de source.

Les plateformes se suivent et se ressemblent dans leur genre et leur objectif, dans le temps mais toujours dans le même espace : 2012 avait suscité beaucoup d’appréhensions et mars 2021 n’augure aucun répit, d’où les multiples démarches pour la pacification de l’espace politique.

Après celle constituée naguère par des femmes de différentes organisations féminines pilotée par l’ONG Femmes Africa Solidarité (FAS) de Mme Bineta Diop et soutenue par le PNUD, l’ONU-FEMMES et par d’autres organisations du système des Nations Unies.

Mme Amsatou Sow Sidibé s’est lancée elle aussi dans la course : en partenariat son association « Dialogue-Sécurité-Paix » , un atelier de formation des observatrices d’élections et des femmes de médias dans le cadre de la préparation des élections locales de janvier 2022 vient de se tenir à Dakar.

L’ONG de Mme Diop avait fait sensation il y a dix ans, dans un contexte d’incertitude et « a, sans l’ombre d’un doute, marqué de son empreinte le processus démocratique au Sénégal. Sa contribution lors de la présidentielle de 2012 a eu des effets positifs sur l’apaisement des esprits et contribué à consolider le processus électoral.

Le même entrain l’a habitée lors de ces législatives du 1er juillet 2012 : sensibilisation, le plaidoyer, la formation aussi bien des observatrices que des journalistes-moniteurs, dans le sillage d’une campagne de communication appuyée ».

Il en est de même pour le Professeur Amsatou Sow Sidibé, même si la presse estime que les séminaristes en ont plus bénéficié que les pusse-copies.

De récentes études d’ONU Femmes avancent que les « femmes observatrices sont sous-représentées dans le processus électoral ».

On rappelle que le Pr Sidibé est la première femme membre de l’ONEL devenu la CENA par la suite.

Pour le système des Nations-Unies, « doter les femmes observatrices et journalistes de compétences pratiques pour l’observation des élections au Sénégal mène à une démarche sérieuse et professionnelle, à une promotion de la confiance dans le processus et les résultats, et à des recommandations pour améliorer le processus pour les prochaines élections.

À plus long terme, l’observation citoyenne des élections contribue à assurer l’intégrité électorale, et renforce la capacité de la société civile à promouvoir la participation des citoyens, à s’engager dans le plaidoyer politique et à favoriser la responsabilisation ».

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