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La Ligne du Devoir

Les symboles du Littoral, L’homme et la mer… Jean Michel SECK

Une contribution rédigée en 2018.Elle avait été publiée par Walf et par Le Quotidien.

J’étais samedi vers 11h sur la plage de Cayar et j’ai repensé à cette contribution en regardant les « hautes pirogues » parquées sur la plage de Cayar…

L’Afrique a un problème…

Le Sénégal a plusieurs problèmes…

J’ai reçu en 1973 au Concours général (2ème prix de Biologie) des mains de feu le président Amadou Cissé Dia (paix à son âme) deux beaux livres comme prix :

1- « L’homme et la mer… », écrit par Raymond Cartier (le fameux)

2- « La vie des poissons ».

Ma mère (Manouche) m’avait accompagné au théâtre Daniel Sorano pour la remise des prix présidée par le chef de l’Etat, feu le président Senghor  paix à son âme).

A la sortie du théâtre, mon professeur de Biologie est venu me féliciter…( M. Mouton)

J’étais avec ma mère… (Manouche)

C’était au mois d’août 1973.

Les deux livres sont toujours présents dans ma petite bibliothèque (1.300 livres environ).

J’ai repris le titre « L’homme et la mer » pour ma contribution.

Un jour j’écrirai un livre qui portera certainement comme titre : « L’homme et la mère… »

Toutes les mers sont belles mais les mers, comme Janus, ont deux visages : commencements, fins, choix, passages, portes…

La Porte du Troisième Millénaire, conçue par l’architecte sénégalais au talent reconnu au plan national et international, Pierre Goudiaby Atepa, fait partie, comme chacun ne le sait pas encore, des ’’symboles du littoral’’.

Il y a une double figuration dans cette œuvre baptisée ‘’Porte du Troisième Millénaire’’ : la porte en tant que telle et l’énigmatique ‘’Maam Booy’’, mère, déesse ou sirène de la mer qui tient, entre ses mains, un instrument de musique : un cor ?

‘’Maam Booy’’ tourne le dos à la mer principale et elle a été placée en hauteur, assise, les jambes croisées,  sur une perpendiculaire marine imaginaire ; elle regarde en direction de la mer secondaire, l’autre mer située  à quelques kilomètres d’elle…

La Porte du Troisième Millénaire a été inaugurée le 03 avril 2001, il y a maintenant dix-neuf ans (19) : elle symbolisait, entre autres, une ère nouvelle et trois baobabs, entre autres, ont été plantés sur la Place du Millénaire.

Dans la nuit du vendredi 17 au samedi 18 août 2018 (18/08/18), plus d’une centaine de nos frères et sœurs elles étaient au nombre de deux ont échoué sur la plage de Koussoum, à quelques mètres seulement de la Porte du Troisième Millénaire et de ‘’Maam Booy’’ : des vies ont été sauvées…

Une plage connue, Koussoum, qui a enseveli plusieurs vies, une porte chargée de symboles, et des centaines de vies qui avaient décidé, quelques heures auparavant, de braver la mer, une mer entrée en furie, après leur départ, quelque part sur la côte, l’endroit sera connu peut-être un jour, lorsque l’histoire sera racontée par les ‘’survivants’ de cette aventure hautement périlleuse…

La mer dépasse l’homme depuis toujours : elle ne sera jamais ‘’son égal’’ car ses forces sont immenses et l’homme sera vaincu, en toutes circonstances, par la mer…

Plus de ‘’cinq mille Sénégalais’’ sont arrivés sur les côtes espagnoles : il y a de quoi frémir pour qui connaît ou qui pourrait imaginer, une seule seconde, l’âpreté du voyage en mer vers là-bas, ce point géographique à la fois connu et inconnu, point géographique le plus ‘’proche’’, la terre espagnole ou, parfois, une terre sans nom et sans repères…

La mer, comme l’avenir, dure longtemps ; un jour, quelques rescapés de la mer ils ont déjà parlé, parleront et nous raconteront, une nouvelle fois, ce grand voyage interminable au milieu de l’océan à la fois mobile et immobile…

Des bidons d’essence ont été dénombrés à bord de l’embarcation, apprenons-nous par la presse ; ils étaient destinés, sans nul doute, à l’approvisionnement en carburant du moteur, le seul moteur qui portait, à lui tout seul, l’espoir d’une centaine d’hommes et de femmes ; ce moteur, conçu par des hommes, ne devait jamais lâcher car sinon, une autre histoire, encore plus triste, serait écrite mais jamais racontée…

 

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