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L’enfant et les caprices de l’espace… Vovo Bombyx

Quelle(s) distance(s) l’enfant (le bébé) parcourt-il « dans le ventre de sa mère » ; pour reprendre Salvador Dali ?

« Pour être des parents acceptables » : c’est le titre de l’ouvrage, très connu, du célèbre psychanalyste, Bruno Bettelheim.

L’auteur a pris le temps de nous expliquer quels parents nous devions tenter de devenir.

Au centre de ses réflexions, il a placé l’enfant.

Françoise Dolto, pédiatre et psychanalyste de réputation internationale, a écrit aussi sur les enfants et elle nous a expliqué ce que nous pouvions légitimement ignorer.

La psychanalyse, dans sa démarche, explore l’enfance de l’homme pour y trouver des réponses souvent surprenantes. Bien sûr, la psychanalyse a eu ses maîtres : Sigmund Freud, Carl Gustav Jung, Alfred Adler, Otto Rank mais aussi Wilhem Reich et, plus près de nous, le Dr Jacques Marie Lacan et tant d’autres à travers le monde. La psychanalyse a également ses historiens comme Elisabeth Roudinesco qui a écrit une belle et longue histoire de la psychanalyse. Voici pour la science et voilà pour l’histoire…

Nous les avons lus un peu et certainement compris un peu, au sortir de l’adolescence, mais aussi un peu après, longtemps après, car il nous fallait trouver des « clés explicatives » et souvent « constitutives » de nos rêves projetés à l’extérieur de nous-mêmes…

Dans son exploration de l’inconscient – instance importante dans la structuration psychique – quelques maillons semblent pourtant absents ; nous disons bien « semblent pourtant absents » car cette science est vaste et, pour la connaître, il faut l’étudier, ce que nous n’avons pas eu le temps de faire et je crois qu’il est trop tard ; d’autres que nous pourrons s’y atteler, avec courage et passion.

Une question qui relève de la psychanalyse reste obsédante : la question de l’espace parcouru par l’enfant ; cette question est étonnante aux yeux des spécialistes : pourquoi donc « l’espace parcouru » ?

La question du développement spatial a été traitée par tous les spécialistes mais l’angle sous lequel nous tentons d’analyser « l’espace parcouru » est, cette fois, un angle différent.

Il suffit, pour ce faire, d’observer un enfant qui sait déjà marcher et surtout courir…

L’enfant court beaucoup et longtemps ; à quel âge l’enfant cesse-t-il de courir ?

L’enfant parcourt les espaces à sa disposition, les espaces offerts et il est toujours heureux de le faire et de dépenser son énergie.

A la fin de la journée, après avoir parcouru beaucoup de kilomètres, l’enfant va dormir et se reposer ; il va certainement rêver qu’il est en train de courir à nouveau mais sa course, cette fois, est une course immobile ; en tout cas, nous avons le droit de le penser….

Tous les développements antérieurs qui auraient pu être plus courts, je le concède, visaient simplement et modestement à montrer que la question relative à l’espace parcouru par l’enfant devient vite une question intéressante à poser et à laquelle il convient d’apporter, vite, les bonnes réponses.

De quoi s’agit-il ?

Il faut revenir à la période intra-utérine de l’enfant ; la psychologie transpersonnelle sait mieux le faire que bien des sciences qui relèvent de la psychologie et/ou de la psychanalyse.

A notre avis, la psychologie transpersonnelle, science et surtout démarche plus nouvelle, pousse la réflexion et l’analyse plus loin que la psychanalyse classique.

Il ne s’agit pas, loin de là, d’un avis d’expert ; nous avons appris les rudiments de ces sciences humaines et nous avons pu acquérir des bases de réflexion qui restent à consolider.

A ce stade et pour faire une nouvelle digression, vous me permettrez de reproduire un dialogue célèbre auquel il m’a été donné d’assister, en tant que « téléspectateur » et je crois que je n’étais pas le seul téléspectateur attentif ce jour-là…

Villeurbanne (Lyon) quartier de la Doua, résidence universitaire de Jussieu, année 1974 :

Question du journaliste à l’artiste internationalement connu, Salvador Dali : « Que pensez-vous de la mort de Picasso » ?

Réponse de Salvador Dali : « Le monde était devenu trop petit pour nous deux… ».

Question suivante du journaliste à Salvador Dali : « Quelle est la période de votre vie dont vous vous souvenez le mieux ? »

Réponse immédiate de Salvador Dali : « Ma période intra-utérine » (sic)

Cette réponse donnée au journaliste de la télévision française m’a longtemps intrigué et amusé ; j’ai pensé réellement qu’il y avait un « brin de folie » dans cette phrase étonnante et explosive pour dire le moins…

J’ai réalisé, il y a quelques années, que, finalement, Salvador Dali avait raison et qu’il était en avance sur son temps et sur son siècle.

En effet, en parcourant l’ouvrage de Stanislas Grov sur la psychologie transpersonnelle, cette réponse de l’artiste prenait un tout autre sens, un sens « vrai », un sens profond.

Je reviens à l’enfant et à la « distance parcourue » …

La question est la suivante : quelle(s) distance(s) l’enfant (le bébé) parcourt-il « dans le ventre de sa mère » pour écrire plus simplement que Salvador Dali ?

Les distances parcourues par les « formes de vie » (elles sont nombreuses) dans cet espace restreint sont courtes et l’enfant, au cours de sa vie au soleil, garde toujours, inconsciemment, le souvenir de ces distances courtes…

Le changement de vie chez l’enfant entraîne un rapport nouveau à l’espace.

L’enfant passe de « l’espace court » à « l’espace long » et il va se mettre à courir dans tous les sens et à parcourir l’espace long dès qu’il aura appris à marcher et surtout à courir.

Cette « révolution » dans l’espace réalisée par l’enfant passe inaperçue aux yeux des profanes et, un jour, la question apparaît dans les consciences et l’explication fuse…

Cette interrogation m’est venue, sur le tard, et je reconnais qu’elle aurait pu ne jamais advenir…

J’ai observé un enfant qui courait, un dimanche, et je me suis interrogé ; j’ai cherché à comprendre et je crois avoir compris.

Je n’oublierai pas d’associer à la « distance parcourue » le « fluide enveloppant », liquide (amniotique) et air, sans oublier le fameux « éther » que la sagesse des doctrines hindoues enseigne patiemment mais sûrement.

L’enfant baigne successivement dans les fluides cités (sont-ils les seuls ?). La « mécanique des fluides » est souvent surprenante…

La suite et toutes les démonstrations qui sont liées à ces « changements d’état » appartiennent, définitivement, à la science et comme nous l’avons appris, la « science progresse » d’évidences sommaires et provisoires en évidences sommaires et provisoires…

Courir n’est pas tout à fait un jeu d’enfant…

Courir, pour un enfant, est une grande respiration…

Nager longtemps comme l’a fait le 5 septembre 1942 Charles Jackson French, le « héros des mers, » le « Navy sailor », est une réminiscence…

Se jeter à l’eau au crépuscule, le 5 septembre 2014, et nager longtemps comme Charles Jackson French pour « désenrouler » le cordon ombilical, seul signe de relation éternelle entre une mère et son enfant…

Nuit ombilicale ou soleil ombilical : que chaque adulte choisisse entre le jour et la nuit…

Vovo Bombyx

28 juin 2021

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