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L’Éditorial de Pathé MBODJE : 6 Mooy 9

L’Éditorial de Pathé MBODJE
6 Mooy 9

Homme de l’année 2025 sur le tard pour avoir explosé toutes les formations politiques obligées de se redéfinir un an à peine après les secousses de 2024, Bassirou Diomaye Faye sera aussi et surtout l’homme de 2026 et de 2029 pour faire du 6 Mooy 9 ; il sera en tout au centre de toutes les attentions et attentes face à la tempête qui s’est levée avec lui, dans ses premiers pas en politique. Il devrait en connaître un bout pour voir venir : si le vacarme a suivi les messes basses, le chef de l’État est à même d’appréhender la stratégie de ceux en face, d’en anticiper la réalisation et/ou d’en atténuer les effets.
L’année nouvelle devrait en effet être celle du président Bassirou Diomaye Faye auréolé des oripeaux de la République, de la Nation et l’Etat du Sénégal ; subséquemment, avec la coalition “Diomaye Président”, l’homme des années vers 2029 : avec un environnement amélioré, le chef de l’État devrait surprendre et démontrer toutes ses aptitudes physiques et intellectuelles au service du Sénégal ; les vieux briscards d’Amérique et de Bissau lui reconnaissent une intelligence certaine. À date, il a su adroitement mener sa barque pour s’attirer la sympathie de ses vis-à-vis et de la majorité de ses compatriotes ; au demeurant, la situation générale du pays devrait se stabiliser après une propédeutique durant laquelle les Sénégalais ont été passablement secoués : les efforts des équipes techniques des ministères économiques produisent leurs effets malgré la confusion regrettable du départ de la part de ceux qui voulaient vivre heureux mais pas cachés ; les attaques frontales contre les tenants de la prétendue “dette cachée” sont le signe d’une forme de libération morale et intellectuelle nouvelle : tous les responsables des services économiques de l’État s’en sont donné à cœur joie entre le 28 et le 29 novembre pour dénoncer une hérésie qui n’aurait pas dû être et qui a coûté plus cher au pays que la dette elle-même. Certes, Pastef, principalement, ne l’entendra pas de cette oreille qui se dira frustré par une fonction détournée et viciée par une présence étrangère. C’est oublier que Bassirou Diomaye Faye était la seule alternative crédible susceptible d’unanimité devant l’urgence des ides de mars toujours fatals à César : l’exercice du pouvoir a démontré la force de dispersion de la formation quand les querelles de légitimité créeront des frustrations qui devront se renforcer dans les années à venir.

La sympathie notée devrait pouvoir souder une majorité de formations politiques autour du panache du chef de l’État ; Pastef reste quand même un os dans la noce. À en perdre la boussole.
Quelle direction choisir entre 6 et 9 ?