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L’Astrazeneca, le vaccin qui pose polémique Khadidiatou GUEYE Fall

Un an après l’annonce du premier cas confirmé, le Sénégal dépasse les 1.000 décès liés au Coronavirus. Malgré les traitements introduits par les autorités sanitaires, celles-ci n’ont trouvé autre solution que le vaccin pour freiner cette seconde vague. Des vaccins ont été élaborés par certains laboratoires dans le monde. Sûr ou efficace, au Sénégal, ce n’est pas le souci. Car la majorité craint le vaccin, sous-entendant une certaine politique d’extermination de la population africaine.

Le Coronavirus semble être sur la défensive. Après plus de 14 mois, le virus ne recule d’un seul millimètre. Il continue de faire des ravages. La maladie dicte sa loi en emportant plus de 2.692.806 personnes dans le monde. Sans remède approuvé à l’unanimité, des chercheurs et experts se sont lancés dans l’introduction d’un vaccin contre le Coronavirus. Ainsi, commence la course aux vaccins.

A l’origine, un vaccin est conçu pour entraîner et prévenir le système immunitaire. Cela, pour donner à l’organisme un aperçu afin de reconnaître le virus et le combattre.

La vaccination permet de protéger les individus contre le développement de certaines maladies infectieuses potentiellement graves. Elle expose le sujet vacciné à certains antigènes pour préparer l’organisme à se défendre si la maladie devait se présenter, en stimulant sa mémoire immunitaire.

Au Sénégal, la désinformation marque un grand pas dans la campagne de vaccination qui a débuté le 23 février avec le vaccin chinois Sinopharm. Le doute était au centre à l’arrivée de 200.000 doses. Après quelques jours de vaccination, l’engagement de certaines personnes influentes dans la campagne avait motivé certains Sénégalais à mettre les craintes de côté pour se faire vacciner.

Mais, il a fallu que le vaccin britannique AstraZeneca commence à être administré au Sénégal pour que les rumeurs resurgissent de part et d’autre. La suspicion a pris le dessus sur la population. A cela, s’ajoute la suspension de ce vaccin dans certains pays d’Europe.

En effet, des effets secondaires découlent de ce vaccin d’AstraZeneca, semblerait-il. C’est ce 18 mars que l’Agence européenne des médicaments a jugé le vaccin AstraZeneca contre le Coronavirus “sûr et efficace”. Mais depuis quelque temps, le vaccin * avait été suspendu dans certains pays comme l’Allemagne, la France, l’Italie… Le premier pays à avoir suspendu l’utilisation du vaccin AstraZeneca est le Danemark. Les autorités ont réagi « après des rapports de cas graves de formation de caillots sanguins » chez des personnes vaccinées. La même situation s’est passée en Norvège où un membre du personnel sanitaire est décédé d’une hémorragie cérébrale une semaine après avoir reçu l’injection.

Pourtant des pays d’Afrique continuent les vaccins d’AstraZeneca. Alors que le lien de causalité entre ledit vaccin et les cas de décès n’est pas encore été établi, des personnes montrent une réticence vis-à-vis du vaccin au Sénégal.

Pour certains, le vaccin chinois mérite plus de confiance que le vaccin britannique. Mais il s’avère que le vaccin AstraZeneca est moins cher et son stockage est plus facile comparé aux autres vaccins. Pour le cas du vaccin AstraZeneca, l’OMS recommande la poursuite des vaccinations vu que les avantages l’emportent sur les éventuels risques.

En tout état de cause, certains Sénégalais se sont déjà insérés dans la tête que le vaccin est prévu pour amoindrir la population africaine ou encore la rendre stérile. Pour ceux-ci, il est hors de question de se faire vacciner quid à choper le virus.

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