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La trouille des grandes gueules, rats du palais: Quand le navire prend eau, … Par Habib KA, Bureau régional de Matam, Thilogne

Donc c’était toujours ainsi au Sunugaal. Que lorsque la pirogue commence simplement à tanguer et prendre un peu d’eau, les plus grandes gueules des plus gros ogres du palais se signalent premiers à déserter le navire.

Queue basse, mines patibulaires, sur la pointe des pattes, ces lugubres créatures, toute honte bue, prennent d’assaut des destinations insoupçonnées pour la boucler ferme, se terrer incognito le temps de passage de la furie d’un tsunami politique jamais observé depuis l’accession de Macky Sall à la présidence de la République.

Où sont-ils les forts en thèmes, les rodomonts de la galaxie de l’Alliance pour la République (APR) ?

Certains d’entre eux, et non des moindres en valeur ajoutée, pour un simple écart de langue, voire un hiatus sur les plateaux de télévision, ou pour avoir carrément goûté le fruit interdit qu’est la 3ème candidature du chef de l’État Macky Sall, se sont retrouvé fauchés par la gaudille du Comchef.

Certes la responsabilité politique de Macky Sall, chef de parti est engagée jusqu’à un certain niveau pour n’avoir jamais voulu arbitrer les conflits internes, les batailles de positionnements, les guerres fratricides pour le leadership local. Les cadres du parti, de surcroît leaders locaux, portent, eux aussi, une responsabilité entière de l’autodestruction de l’APR.

L’Alliance pour la République, vieille seulement de trois lunes, avait réussi un jour de 25 mars 2012 l’exploit de réaliser le Grand Soir et coiffer au poteau les très puissants partis traditionnels : le Parti démocratique sénégalais (PDS) et ses dépendances, le Parti socialiste (PS) et ses démembrements, sans compter les mouvements squelettiques issus des reliques des deux principaux partis cités plus haut.

C’est pour dire que l’Alliance pour la République (APR) pouvait être ce Grand Parti (GP), vision du président Malick Gakou. Hélas les esprits féconds étaient concentrés sur ailleurs. Les préoccupations des arrivistes, bassement mercantilistes, étaient d’exploiter à fond les opportunités, de se servir, bien se servir encore qu’il est temps.

Pendant tout ce temps, l’APR est restée sans structure, sans cellule, de base, sans hiérarchie organisationnelle, sans liens. Toutes les conditionnalités primaires indispensables pour régir et gérer un parti normé standard font défaut. L’Alliance pour la République (APR) souffre de son anachronisme modulé par un système de centralisme démocratique.

Présentement, si ce n’est pas un sauve-qui-peut général, une débandade, c’est tout comme. Surtout que personne, absolument personne ne peut, au stade de cette crise politique, présager de quoi demain serait.

Les grandes gueules, porteuses d’un combat qui n’est pas le leur, maître El Hadji Diouf, Birima Ndiaye, se sont révélés n’être que des poltrons, des “buxxat” face aux menaces et discours incendiaires des va-t-en-guerre-boys de Ousmane Sonko. Pour ces “tapettes”, l’expression est du leader des Pastef, “leegi dara wööratul” semblent-il croire. Mieux vaut crier très fort, trop haut avant de finir “zigouillés” par les boys du “domu haram”, (Moustapha Cissé Lo dixit) dont l’âge moyen tourne autour de dix-huit, vingt ans.

Désormais Birima Ndiaye et El Hadj Diouf prendront tout leur temps de réfléchir avant de débiter des insanités sur un micro tendu.

L’Alliance pour la République, Macky Sall et épouse, peuvent bien se passer de ces vieux idiots insolents, sans âges, pour qui la vulgarité, le sans-gêne est une vertu.

Tout ce qui est arrivé ces deux semaines vient des fanfarons du Palais, ceux qui susurent dans l’oreille du président Macky Sall et celle de la reine Marième Faye.

Ceux qui avaient versé du sable sur les relations bien huilée entre Macky Sall-Aminata Touré ex-Premier ministre.

Que dire des relations de fidélité voire de complicité existante entre Macky Sall et son ex-ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye ?

On pouvait en citer à foison, tellement les faucons du Palais continuent d’écraser, de raser les fidèles parmi les plus fidèles compagnons des premières du candidat Macky Sall, accusés à tort de lorgner le fauteuil du Khalif.

Les mêmes crédules qui, pour un rien, dans des débats télévisés, vous envoient direct au visage, des vertes et des pas mûrs.

Désormais, les sonkoboys semblent avoir momentanément gagné la bataille de l’intimidation psychologique et fait changer de camp la peur.

Quid de la Task Force ?

Ce ne sont pas les ressources humaines qui font défaut mais la détermination, la motivation. L’APR a-t-elle atteint sa vitesse de croisière, son point de flexion, au point de piquer tête directement au sol pour un crash ?

Abdoul Latif Coulibaly

El Hadj Hamidou Kasse, Souleymane Jules Diop,

Mamadou Niang

Abou Abel Thiam

Angélique Manga, rien que pour ne citer que des journalistes chevronnés capables de porter la parole du président, celle du gouvernement pour des concertations franches, sans interdit, pour un consensus minimum sur l’essentiel, notamment l’élaboration d’un calendrier pour les trois prochaines élections.

L’Alliance pour la République peut encore réactiver des têtes fortes tels Luc Sarr, Mahmouth Saleh, Harouna Coumba Ndoffène Diouf, Abdoul Aziz Diop, Mor Ngom, sans compter les Aminata Touré-Mimi, Amadou Bâ, Oumar Youm, Aly Ngouille Ndiaye. Ils sont encore et toujours membres à part entière du Parti de l’Alliance pour la république (APR).

L’Alliance Pour la République souffrirait-elle d’anachronisme ?

Le Devoir

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