Humeur : Louga en mâle
Humeur
Louga
Cherche mâle désespérément
La botte secrète des dames divorcées ou veuves à la quête d’un “tako” du 3ème âge. Des cas notés à Louga durant les pluies froides hors saison appelées “eugueu”. Pendant ce temps, les jeunes, eux, trouvent chaussure à leur pied. Le génie calculateur opère.
MMDIÈNE
Les personnes d’âge avancé sont plus vulnérables aux effets constitutifs des pluies mordantes hors saison. Les vieilles dames cherchent conjoints en cette période de baisse drastique des températures nocturnes.
Les armadas, les arsenaux de séduction accrocheurs caractérisent le décor des chambres pendant les longues veilles à meubler font légion : encens, couvertures en laine couettes, etc…
Les longues discussions ou des palabres de circonstance ajoutent aux senteurs exquises.
Pendant ce temps, après la rentrée scolaire, de jeunes couples sont unis par les liens sacrés du mariage dans huit mosquées de Louga ; les imams se sont chargés du cérémonial de mariage, préférant fixer des dots modestes imposées par ce contexte économique très difficile : quinze mille francs suffisent.
Parallèlement, dix autres mariages se sont déroulés discrètement dans des concessions familiales entre des mamans et des chefs de famille d’un troisième âge.
Traditionnellement, ils remplissent les cours des “mames” qui ont assez souffert des longs temps morts passés confinés dans le silence sans la chaleur communicative des foyers bruissants. Une petite somme symbolique dépassant rarement 1.500 francs exigée aux “takos”, sans DQ exagérée quotidiennement.
Mamadou Mansour DIÈNE
