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Gestion des mairies : Louga, centre d’intérêts

Gestion des mairies 

Louga, centre d’intérêts

Excepté Linguère et Kébémer, l’axe Nord est concerné par des vérifications administratives et budgétaires. La presse s’emballe. On a fait suinter dans les grand-pla le nom de six structures ciblées ; ce sont : Louga, Saint-Louis, Mbane, Dagana, Ross Béthio. Sur les 16 collectivités territoriales officiellement concernées.
Le landerneau politique de ces zones soutiennent mordicus que ces collectivités sont dirigées par l’opposition. Et pourraient être placées sous délégation spéciale. Pronostic d’adversaires du Pastef, prévision automatique, sentence naturelle de quelque faute de gestion ? On saura.

Par Moustapha Diop, certes, mais aussi par Cheikh Kanté, Louga est doublement préoccupée par  une vérification  de la gestion de 16 collectivités territoriales. Tout en écoutant les bruissements de la mairie de Moustapha Diop, la capitale de la 8ème région prête une oreille attentive aux trouvailles des enquêteurs dépêchés à Fatick.

Par Mamadou Mansour DIÈNE

A Louga, ce Premier août fut le vendredi de tous les thèmes socio-politico-économiques : si le grand fut celui du théâtre de la déclaration du Premier ministre sur son plan de redressement économique, des hôtels de ville d’une douzaine d’équipes municipales feront l’objet de  vérifications de leur gestion financière.

Celui de Louga attire davantage l’attention le landerneau politique local : le maire de Louga se défend, selon ses partisans, des accusations du Pôle financier– Pjf– réouvertes par les robes noires de l’ancienne comptable particulière de l’Aprosi, Tabaski Ngom ; l’ex-ministre et  premier magistrat de la ville est ciblé parmi “les mairies indexées et passibles de sanctions”.

L’enquête révélée par la presse nationale et sa tonitruante revue des titres des quotidiens fait tiquer les Lougatois qui se ruent aux abords proches de Tapha, le généreux Moustapha ; les communicateurs traditionnels, les influents chasseurs de primes, les traditionnels polisseurs d’images, les faiseurs de maire s’activent déjà..

Dans ce domaine sensible des dossiers politiques, les expressions récitées par les défenseurs de Moustapha Diop, maire et ancien patron du département de l’Industrie accablé par le Pjf plongent Louga dans différents états d’âme.

Le mercredi 30 était déjà pénible à Louga : coups de foudre pour des parents “foudroyés” par des éclaircies “aveuglantes”. De tonnerre pour des partisans déroutés. Et de théâtre politique pour les supporters du maire : le dossier baptisé “Tabaski Ngom” s’est fermé en défaveur de l’ex-ministre de l’Industrie accusé de complicité de détournement de deniers publics à propos de la gestion de la Covid-19 ou encore de 700 millions empruntés à Tabaski Ngom sur la campagne électorale de l’édile Ndiambour-Ndiambour. On attend encore.

D’autant qu’un autre fils de la région est aussi impliqué : Fatick, fief politique et base naturelle de Cheikh Kanté rappelle aux Lougatois celui a a eu à porter différentes casquettes de position du pouvoir conférées par son leader politique Macky Sall, patron de l’Alliance pour la République (Apr). Daouda avait été élu président du Conseil départemental avant son envol vers le port autonome de Dakar. L’expression démocratique, au terme de l’élection présidentielle, ne l’a pas épargné : on annonce la fouille de son Conseil départemental.

Louga, tout en écoutant les bruissements de la mairie de Moustapha Diop, prête une oreille attentive aux trouvailles des enquêteurs dépêchés à Fatick. Une ville si chère à ses parents (Kéba Kanté),  à sa nièce et sa sœur Mbossé Kanté, une lionne fidèle à Léopold Sédar Senghor ancrée au Parti socialiste. Cheikh Kanté à choisi Macky Sall. Il a été un musicien adorable.