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France – Les classes s’équipent pour la rentrée: Ces drôles de fournitures De notre correspondant en France, Tidiane SÈNE, Toulouse

De drôles de fournitures ont fait leur apparition dans les établissements scolaires toulousains pour cette rentrée. Covid oblige, ce sont des établissements qui s’équipent à qui mieux mieux. Toutes les collectivités locales toulousaines ont adopté le détecteur de CO2, ce qui est une bonne chose. Ce procédé permet d’évaluer si une classe ou une pièce commune est correctement aérée. Une véritable aubaine pour ces Français qui prennent à bras le corps la pandémie en y mettant les moyens essentiels.

L’installation de capteurs dans chaque classe a été jugée trop coûteuse puisque le département l’évalue à un million d’euros dans les collèges de Haute-Garonne. En revanche, 200 appareils mobiles seront déployés. Même chose pour les écoles primaires avec une douzaine de capteurs disponibles à Toulouse.  Enfin, la région Occitanie a équipé chaque lycée d’un capteur. En revanche les purificateurs d’airs ont été jugés redondants en raison d’un coût unitaire élevé (2.000 euros l’unité) et en l’absence d’un consensus scientifique établi sur leur unité.

Comme quoi, doter ces établissements français de détecteurs de CO2 mobiles est une nouveauté même si elle coute très cher. Il y va de la survie de l’école, contrairement au Sénégal où on en est encore à des établissements faits de pailles ou qui sont encore à ciel ouvert.

Pourtant, cette rentrée suscitait des inquiétudes.

Il faut dire que les vacances d’été étaient chamboulées par le variant Delta. Les autorités restent vigilantes par rapport à l’automne qui s’approche.

Plus de 12 millions d’élèves ont repris les classes avec à la clé les décisions de Jean Michel Blanquet qui a prévu un protocole sanitaire au niveau 2 (sur 4) sur les établissements.

Pour le gouvernement, priorité est donnée à l’éducation.

Il faut donc minimiser les fermetures des classes, ce qui n’est pas le cas des maternelles.  Le port du masque reste obligatoire à l’école primaire puisqu’un seul cas positif pourrait entrainer la fermeture de la classe.

Aussi l’État veut effectuer 600.000 tests salivaires par semaine dans les établissements du premier degré, et deux autotests sont mis à disposition de chaque membre du personnel.

A partir du collège et du lycée, les cas contacts devront s’isoler une semaine s’ils n’ont pas de schéma de vaccination complet. Si le “pass sanitaire” n’a pas été instauré dans les établissements scolaires, les élèves ayant la possibilité de se faire vacciner restent fortement incités à le faire. De même pour les enseignants.

Un radio chez les moins de 35 ans sera ainsi en tournée de ville en ville avec le slogan « Ça va ? Ça va ! ». Et pour boucler la boucle, des déplacements dans les centres de vaccination seront également organisés.

C’est dire que tout dépend de l’évolution de la pandémie. Là où l’épidémie est en hausse, l’ouverture a été renvoyée pour une ou deux semaines de plus.

Nonobstant, les parents d’élèves soucieux de la santé de leurs progénitures s’inquiètent face au variant Delta sur l’application du protocole pour les maternelles qui n’ont pas d’obligation de port de masque.

Pour un vrai traçage du virus, il faudra débourser beaucoup d’argent pour les collectivités territoriales. Devant 600.000 tests hebdomadaires, les prochaines semaines seront donc cruciales pour tout parfaire.

Tidiane SÈNE,

Toulouse.

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