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Émigration : 20.000 lieues sous nos terres

Émigration

20.000 lieues sous les terres

Tous les candidats à la Présidentielle doivent présenter leurs programmes, non pas de lutte contre l’émigration irrégulière, mais de protection et de valorisation de nos ressources halieutiques et terres arables.

L’article de Pathé Ndiaye sur les nouvelles politiques publiques maritimes du lundi 07 août mérite l’attention des pouvoirs publics et celles des candidats à l’élection présidentielle.
Tous doivent présenter leurs programmes, non pas de lutte contre l’émigration irrégulière mais, comme l’a dit Pathé Ndiaye, de protection et de valorisation de nos ressources halieutiques et terres arables.
La bonne direction n’est certainement pas l’octroi de licences de complaisance et l’attribution d’immenses étendues à des entreprises agricoles et ou à des « fermiers du dimanche ».
La pêche artisanale et ses secteurs connexes sont sinistrés.
Épisodiquement, les larmes des pauvres paysans coulent à cause des drames répétitifs qu’ils vivent.
Cultivant des terres de génération en génération, ils voient un jour un des fermiers du dimanche à cheval sur ses sous, comme dirait Georges Brassens, leur signifier un avis de dépossession de leurs champs à propos duquel il ne comprennent rien.
Pourtant, au niveau des tribunaux, ce dernier aura raison sur ces malheureux dont les enfants n’auront d’autres choix que de tenter ce terrible voyage « Barça ou Barsakhe ».
Là apparaissent les limites voire la perversité du décalque ou, en plus moderne, du copier-coller de textes de pays aux histoires et réalités fondamentalement différentes des nôtres.
La valorisation et la protection de nos ressources halieutiques peuvent enrichir nos pêcheurs et tous ceux qui interviennent dans la filière capture, transformation et commercialisation.
Par ailleurs, une telle initiative mettrait aussi à la disposition de nos populations des protéines de qualité qui contribueront à l’amélioration de la situation nutritionnelle des plus vulnérables parmi celles-ci.
Dans cette perspective, la suppression des usines de farine de poisson relèverait de l’urgence absolue.
Encore merci à Pathé Ndiaye pour cette importante contribution.

Ababacar Sadikhe DIAGNE,

Ingénieur de l’aéronautique aéronautique civile de classe exceptionnelle.