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Économie-Maad Max Le Saba Senegalensis porte ses fruits

Entrepreneuriat

La saison des maad

porte ses fruits

Yaye Kaoru s’engage dans la vente

de confiture de Maad qui rapporte beaucoup

Par Khadidiatou GUEYE Fall,

Cheffe du Desk Société

 

L’été s’annonce plutôt bien. Des opportunités s’offrent pour se faire des revenus. Yaye Sira Kaoru Diop, étudiante en médecine, âgée de 23 ans a pénétré le marché de la transformation du maad appelé Saba senegalensis Cette jeune fille s’est lancée dans le business du maad sur suggestion de ses amis de la Faculté. Yaye kaoru est l’une des sénégalaises convaincues que la consommation locale est une source de revenus. L’entreprenariat est possible grâce aux produits locaux, nous enseigne la jeune étudiante.

Le maad, de son nom scientifique Saba senegalensis, est un fruit saisonnier. Sa période coïncide avec le début de l’été. A cet effet, les femmes en raffolent, contaminant quelques hommes qui ne peuvent désormais plus voir les maad sans saliver. Le maad se consomme sucré ou salé avec un peu de piment en poudre.
Pour Yaye Kaoru Diop, le maad mérite plus. Elle le prépare sous le feu sous forme de confitures. Mélangées avec quelques portions de mangue, les confitures de Kaoru se préparent avec beaucoup d’hygiène. Elle explique à quoi consiste son business : ” il s’agit de transformer le Saba senegalensis dit Maad au Sénégal en confiture épicée”.

L’idée de faire des confitures de maad est venue à Kaoru depuis sa première année à l’université. ” En période de ce délicieux fruit, je faisais un petit pot de confiture de Maad à chaque fois que je partais réviser à la fac. Et quand mes camarades de promo y ont goûté, ils me disaient : “Kaoru, pourtant tu peux faire des confitures de maad et venir nous vendre ça à la fac“. Notre faculté est plutôt isolée et c’est près de la corniche ; donc pour acheter du Maad, il faut sortir complètement de l’université. Et depuis j’y pensais pour lancer ce petit business” relate l’étudiante entrepreneure.

Ses amis lui ont soufflé l’idée qu’elle a sagement mûri avant de s’y engager. Kaoru est devenue transformatrice et vendeuse de confitures faites à base de maad grâce à son ambition. Pour marquer son empreinte, elle met en avant l’hygiène et la propreté durant tout le processus de transformation.

Concernant le processus de transformation, tout d’abord après avoir fait les achats et tout,je désinfecte les fruits, puis j’épluche les mangues que je cuisine avec le maad pour que la confiture soit plus consistante. J’y mets du seld u sucre et un peu de piment puis je laisse refroidir avant de les mettre dans les gobelets. Ensuite après avoir rempli, je vends les gobelets de 250 gr à 500 fcfa l’unité. Je les garde au frais pour éviter la fermentation vu qu’on est en période de chaleur. Je les amène parfois à la fac uniquement si c’est sur commande ;  parfois aussi, ma sœur les amène dans son lieu de travail ,et j’avoue que j’ai plus de clients là-bas” fait savoir Kaoru. Elle précise que les ingrédients dépendent des besoins des clients : “Je fais de la confiture de maad sans y ajouter de la mangue aussi parce que y’a certains clients qui me le demandent. Mais la majorité préfère celle avec la mangue“.
Puisque le marché lui a été accessible, Kaoru préfère vendre ses 6 pots de confitures à des prix accessibles et pas cher du tout.

Dès l’instant que tu vends moins cher, ça attire plus la clientèle ; le processus de vente est rapide, le produit s’écoule vite” avoue l’étudiante. Côté revenus, Yaye Kaoru ne se plaint pas. Elle s’estime heureuse de mener ce business rentable, mais pas à 100%, comme tout business.
La vente de pots de confiture de maad est devenue très célèbre. Les opportunistes savent saisir l’occasion qui s’offre à eux de faire produit, même si la commercialisation ne se fait pas sur les douze mois de l’année ;  certains trouvent l’astuce de stocker au frais en grande quantité de maad, pour les écouler à des prix onéreux au moment où le fruit manque sur le marché.