GMT Pile à l'heure

La Ligne du Devoir

Dabia: Yaya Abdoul Kane brandit une arme à feu De notre correspondant à Matam, Habib KÂ, Thilogne

Décidément ces élections municipales sont parties pour être répertoriées parmi les plus âpres que le département ait jamais connues tant la violence étouffée couve de partout.

Hier samedi,  aux environs de 12 heures, le maire sortant de la commune de Dabia, Yaya Abdoul Kane, s’est retrouvé nez a nez, sur la RN2, à la hauteur de la Poste, sans escorte, avec quelques jeunes manifestants qui revenaient de la mairie, où ils étaient partis quelques heures plus tôt, manifester leur ire contre la détention abusive de leurs pièces d’identité.
Très remontés contre le maire et l’équipe municipale à qui ils reprochent de faire une distribution sélective des cartes d’électeur et d’accorder des faveurs à certains militants et sympathisants qui peuvent récupérer leur carte d’électeur sans même présenter un récépissé. Quelques jeunes scandaient alors des “Yaya dégage”.
Ne pouvant se contenir, le maire sort de sa voiture, profère des insultes ;  comme sentant la menace venir, il dégaine  son arme pour se tirer d’affaire.
De qui Yaya Abdoul, réputé sérieux et discret tient-t-il cette audace pour brandir une arme à feu ?
De son mentor Farba Ngom, qui avait fait des tirs de sommation  en mars 2014 à Matam à l’endroit des partisans du maire Mamadou Mory Diaw et qui n’a jamais été inquiète pour cela ?
Yaya Abdoul Kane est en compétition avec Dr El Hadj Amadou Thimbo, un fils de Kobilo, militant de première heure de l’Alliance pour la République (APR) et qui dirige une liste parallèle ainsi qu’un autre jeune de Barga, candidat, Harouna Seck.
Les commentaires vont bon train sur les réseaux sociaux dont les plus entendus : quel maire sortant, lui qui tient une arme contre de jeunes électeurs de sa Cité !

Les autorisations de permis de port d’armes doivent être rationnées, surtout qu’avec les enjeux et passions qu’engendre la campagne politique, des nerfs suffisamment tendus peuvent commettre, à tout moment, l’irréparable.

%d blogueurs aiment cette page :