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Covid-19 et ses nouveaux variants: Quand l’humanité fait face à une situation sanitaire inédite Ndiapaly GUÈYE

Une armée redoutable constituée de plusieurs bataillons de variétés de virus à la fois invisibles est en train de mener une guerre asymétrique sans merci depuis mars 2020 à partir de la Chine dans la ville de Wuhan contre l’espèce humaine.

La particularité de ces variants se trouve dans leur rapidité d’exécution mais surtout dans leur capacité de voir sans être vus. En se propageant très rapidement, ces virus-soldats d’une rapidité et d’une détermination inégalables continuent malheureusement leur sale besogne en massifiant leurs lots de désarrois infligeant ainsi l’horreur sur toute la planète. Les bilans macabres continuent à être dressés selon les pays, les continents. En moins de deux ans, la Covid-19 et ses variants auront causé des dizaines de millions de morts suivis de centaines de millions de personnes infectées mais guéries avec des séquelles. C’est ainsi que le monde va indéniablement basculer d’un ordre mondial vers un déséquilibre planétaire sans précédent. Une nouvelle donne qui risque de sonner ainsi le glas des espoirs déjà placés, avant mars 2020, dans plusieurs projets porteurs aux plans économique, cultuel (annulations pèlerinage Mecque et Rome), sportif (championnats et tournois annulés), socioprofessionnel (système du télétravail), culturel, éducationnel (télé-enseignement), sanitaire surtout. Un véritable “Big bang” planétaire est venu subrepticement s’abattre sur terre au grand désarroi de l’humanité entière. Comme une épée de Damoclès suspendue au-dessus de nos têtes, cette épidémie de Covid-19 avec ses corollaires de variants aura réduit en si peu de temps toute l’espèce humaine de toutes origines géographiques, de toutes races, de toutes religions, de toutes confréries, de toutes ethnies, de toutes catégories socioprofessionnelles, de toutes origines sociales confondues, dans leur plus simple expression.

L’épidémie de Covid-19 et ses variants est la première épreuve redoutable à laquelle l’humanité venait de faire face depuis la deuxième guerre mondiale (1939-1945). En effet, les conséquences sont sans commune mesure comparables aux précédents événements du siècle dernier. Rien que pour la désocialisation, l’épidémie mondiale de la Covid-19 aura beaucoup participé à briser les relations humaines, sociales, culturelles, économiques, cultuelles, socio-professionnelles, familiales et surtout géopolitiques.

Face à un tel cataclysme mondial, mon esprit est d’autant plus agité par l’anxiété que ne l’est mon corps par la douleur. J’étais là, bouche bée, frappé que j’étais par une certaine stupeur, attendant avec amertume une sorte d’anxiété solennelle, regardant, incapable, les gens mourir sans que je ne puisse les sauver. Comment devrais-je procéder pour répondre aux exigences de l’opinion, d’autant plus impérieuses que nous venons de passer sans transition à une espérance inédite en jetant déjà les bases pour atteindre une croissance à deux chiffres ?

D’une anxiété collective sans précédent avec cet hôte imprévisible qui est venu bouleverser tous les plans. Pour supporter cette anxiété, certains préfèrent se tailler sur mesure des mythologies personnelles ou collectives en idolâtrant leurs guides auxquels ils attribuent des grades d’un niveau de spiritualité frisant même la défiance envers Dieu, notre Créateur.

Plutôt que de céder à la panique, nous sommes dans l’obligation de construire un monde et non des mondes, une science et non des sciences. Un vaccin et non des vaccins. Une idéologie où l’homme occupera la place centrale et non des idéologies qui auront tendance à l’exclure. Une humanisation du système et non sa déshumanisation. Bref, il s’agira de rendre à l’homme la place qui lui sied. Faire une relecture sur la mission principielle de l’homme sur terre. C’est le moment. Il ne durera que le temps d’une rose. L’accablement particulier qui ne cesse de m’oppresser ne provient pas tant d’une anxiété patriotique que de la faim. Évidemment, je me sens très affamé de voir mon cher pays sortir de l’idolâtrie pour enfin sentir l’odeur du parfum de Misk depuis le paradis pour enfin humer l’air de la délivrance.

Qui interpeller face à une situation sanitaire sans précédent ?

La particularité de cette pandémie de Covid-19 par ses mutations multiples et variées se trouve singulièrement dans cette partition en deux camps d’un monde où font face les partisans du Pass-vaccin Covid-19 et les farouches opposants à ce projet de vaccination. Ils se regardent en chiens de faïence malgré cette hécatombe à laquelle nous faisons face sans solution immédiate ; ils sont plus que déterminés à discréditer ces campagnes publicitaires de vaccination qu’ils jugent suicidaires. Jamais le monde n’aura été aussi écartelé, aussi divisé, aussi divergent, aussi antagonique autour d’un vaccin. Dame covid-19, l’invitée surprise, est, contre toute attente, venue s’immiscer là où personne ne l’aurait jamais attendue. Toutes les harmonies se sont désharmonisées du fait d’un minuscule virus du nom laconique de Corona. Maris et épouses, pères et enfants, mères et enfants, collègues, amis, parents s’évitent. Ce virus constitue une vraie pomme de discorde chez les humains. La situation inédite que l’humanité entière est en train de vivre depuis mars 2020 à nos jours, nous plonge déjà dans l’atmosphère des péripéties du jour du jugement dernier où personne n’osera prendre la responsabilité d’être le Mentor de qui que ce soit. Seul Dieu sera l’unique maître absolu et, par sa seule volonté, il fera ce qu’il voudra de ses esclaves ; comme certains prêcheurs savent si bien nous le décrire en nous le ressassant de manière lassante. Ce virus si intelligent ayant la possibilité de se démultiplier en plusieurs types de variants : alpha, beta, gamma, téta, epsilon, delta, n’est rien d’autre qu’un soldat obéissant entièrement aux ordres de son créateur. Tant que sa mission ne sera pas entièrement accomplie, il continuera son petit bonhomme de chemin, au grand dam des créatures humaines. Cet ennemi continuera à garder toute la plénitude de sa puissance dévastatrice tant que les humains resteront divisés, écartelés et figés dans leur posture d’égocentrisme béat, d’égos surdimensionnés sans aucune importance. Est-ce la meilleure position à adopter face à une situation sanitaire sans précédent où font face deux mondes antagoniques : ceux des vaccinés et ceux qui ne le sont pas ?

La vie des humains est rythmée par une succession de rappels historiques. L’histoire se répétera toujours tant que nous vivrons sur terre.

En parcourant « La peste » de Camus, je suis parvenu à mesurer l’égoïsme des hommes. Car, “Beaucoup, cependant, espéraient toujours que l’épidémie allait s’arrêter et qu’ils seraient épargnés avec leurs familles. En conséquence, ils ne se sentaient encore obligés à rien.” Albert Camus, “la peste” , 1947.

Poursuivant, Camus revient à la charge comme s’il tenait à sensibiliser l’opinion sur les mesures barrières.

“Ce qui est naturel, c’est le microbe. Le reste, la santé, l’intégrité, la pureté, si vous voulez, c’est un effet de la volonté et d’une volonté qui ne doit jamais s’arrêter. L’honnête homme, celui qui n’infecte presque personne, c’est celui qui a le moins de distraction possible.” Albert Camus “La Peste” (1947).

L’humanité reste prisonnière d’un déficit d’information fiable et crédible

Face aux partisans antivaccins, l’organisation mondiale de la santé (OMS) se démène comme elle peut pour empêcher leur projet de pouvoir prospérer. Mais face à un tel esprit d’engagement, de solidarité et de sens d’anticipation, l’Oms semble perdre pour l’instant la bataille de l’opinion, comme nous le prouvent ces slogans si fédérateurs.

Qunad les anti-pass sanitaire maintiennent la pression : « Touche pas à mon corps, nous ne sommes pas des rats de laboratoire”.

“De grâce, dites la vérité au monde ; nous ne sommes pas des cobayes” ; « Il faut convaincre et non contraindre”

Variant-Delta Indien : le peuple sénégalais face à une catastrophe sanitaire sans précédent

L’institut Pasteur de Dakar tout comme l’irssf de Diamniadio auront toujours alerté sur une effectivité de l’existence du variant Delta au Sénégal. Venant de l’Inde et évoluant de manière rapide et destructrice, ce virus est encore plus virulent que le coronavirus (Covid-19). Malgré ces mille et une alertes des savantissimes chercheurs à la tête de ces deux instituts de recherche épidémiologique de référence en Afrique et à travers le monde, il s’agit respectivement du docteur Sall et du professeur Mboup, nos autorités gouvernementales et politiques n’auront cure, entraînant ainsi tout un peuple se débattant chaque jour pour essayer d’échapper aux multiples contraintes socio-économiques auxquelles les citoyens font face. Voilà que subrepticement un variant indien et contre toute attente vient se greffer à ce cocktail Molotov de situations économiques et sociales désastreuses.

Mais qui aura créé ce désastre   sanitaire, écologique, économique et sécuritaire sans précédent, plongeant malheureusement tout un peuple dans une odyssée ténébreuse dont personne ne sait où elle nous mènera ?

Nos politiques sont pour une énième fois au banc des accusés. Quand ceux qui devraient nous protéger en nous assistant préfèrent nous détruire au nom de l’intérêt supérieur de leur moi. Malheureusement, quand la conscience s’éloigne du dirigeant, la dictature suit. Le peuple est le seul et l’éternel perdant.

Pourquoi je suis antivaccins

17 millions d’habitants au Sénégal pour un existant de moins d’un million de doses de vaccins. Pourquoi se précipiter pour aller se faire vacciner d’autant plus que la chance chez 98% de Sénégalais d’avoir leurs deux doses de vaccins semble infime et minime. Être sérieux avec son peuple, c’est lui dire la vérité, c’est faire de sorte qu’il y a un stock de 35 millions de doses dont 50% seraient fabriquées ici chez nous. Est-ce que la promesse faite à Sanofi a été respectée dès la première vague avec le milliard collecté ? La santé est une question de souveraineté. L’exemple du Maroc est là et ce sont nos propres professeurs qui les forment tout comme les étudiants tunisiens. Massacrer son peuple pour un dirigeant politique, c’est le priver d’une santé et d’une éducation de qualité. Tout est question de volonté politique et sociale et non d’une volonté de chercher à se servir outrancièrement sur les deniers de l’État en sacrifiant le peuple en entier. Les dirigeants politiques africains sont nos propres poisons, contrairement à ce que nous pensons des Occidentaux, Il va falloir déconstruire cette posture mentale marquée par un fort dosage de xénophobie. Mesdames, messieurs les politiques, vous tâtonnez en jouant avec le destin des citoyens sénégalais qui ne mériteraient pas de mourir comme des mouches après tant d’efforts et de sacrifices fournis pour deux alternances pires que les 40 années des Socialistes. En me résumant, je me rends compte que seul Dieu sait qui sera le meilleur profil pour diriger ce pays. En toute modestie, je lui laisserai désormais ce choix. Le Sénégal mon cher pays que j’aime.

Ndiapaly GUÈYE,

journaliste indépendant, lanceur d’alerte,

email : ndiapalygueye@yahoo.fr

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