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Contrôle de la capitale sénégalaise: Soham Wardini et Alioune Ndoye font leur marché à Sandaga Sergio RAMOS

Le marché Sandaga est une véritable convoitise. La ville de Dakar et la commune de Dakar-Plateau se livrent une véritable bataille pour le contrôle de ce poumon économique. Et le travail engagé par Alioune Ndoye a été qualifié d’une véritable agression contre la ville de Dakar « gestionnaire » de cet endroit avec tous ses édifices.

Entre Alioune Ndoye, maire de la commune de Dakar-Plateau, et Soham Wardini, édile de la ville de Dakar, rien ne va plus. Les deux personnalités politiques de la capitale sénégalaise ont fini de verser dans la confrontation au marché Sandaga. Où ils continuent de se disputer la paternité du marché mythique.

Les travaux lancés par Alioune Ndoye, dans le cadre « normal » des opérations de rénovation ou réhabilitation du marché de Sandaga, ont été qualifiés de « vandalisme » par le camp d’en face qui s’interroge toujours de l’outrecuidance des démolisseurs qui ont porté atteinte à l’intégrité physique de ce bien classé patrimoine historique par l’Unesco.

« C’est un acte de vandalisme pur et simple. En tant que gestionnaire de ce bâtiment, nous, la ville de Dakar, nous informons les plus hautes autorités du pays et en premier le chef de l’Etat pour éviter de pareils dégâts dans le futur », a déclaré le directeur du développement urbain à la ville de Dakar. Poursuivant son propos, Abdou Diop souligne que le marché Sandaga est un élément important dans l’identité de Dakar, un élément du patrimoine que la ville de Dakar est en train de tout faire pour le placer dans le patrimoine historique de l’Unesco.

Les autorités de la ville de Dakar qui se sont rendues sur les lieux du « désastre » disent avoir regretté avec amertume le « vandalisme inqualifiable » de la façade du bâtiment.  Abdou Diop note que cette partie qui fait l’objet d’un litige entre la ville de Dakar et la commune de Dakar plateau n’aurait jamais dû être défigurée de cette manière.

Droit dans ses bottes, le maire de la commune de Dakar-Plateau, Alioune Ndoye, n’a pas varié. Selon son directeur de cabinet, le travail entamé dans le cadre de la rénovation et de la réhabilitation du marché de Sandaga n’a rien d’illégal. Tout au contraire ! « Nous somme dans notre bon droit d’effectuer ce travail de rénovation du marché de Sandaga », a tranché Ousmane Diop.

Le directeur de cabinet du maire renseigne que les travaux sont engagés par une entreprise qui a gagné le marché. « C’est cette entreprise qui était en train de démolir le marché avec une autorisation établie régulièrement après avoir été approuvée par l’autorité », a rectifié le collaborateur du maire de la commune de Dakar-Plateau.

Pour toutes ces raisons, Ousmane Diop botte en touche toutes les allégations du camp du maire de la ville de Dakar, Soham Wardini, à travers le directeur du développement urbain à la ville de Dakar.

Pour Ousmane Diop, il n’y a plus de discussion possible sur la paternité du marché de Sandaga qui appartient à la commune de Dakar Plateau. « Le marché nous a été dévolu, par arrêté préfectoral, à la maire de la commune de Dakar-Plateau. Les travaux commencent par la démolition du marché et nous le ferons jusqu’à leur terme », assure-t-il. Il ne comprend pas que la ville de Dakar puisse disputer la gestion d’un marché alors que tous les marchés sont gérés par les mairies de commune ».

Mais, visiblement Alioune Ndoye et ses services ne perdent rien pour attendre. La ville de Dakar n’entend pas baisser les bras malgré le début des travaux entamés à travers la « démolition » du bâtiment classé patrimoine historique de l’Unesco.

Soham Wardini et ses services, très remontés à cause de cette « atteinte à l’intégrité physique » de ce bien classé patrimoine historique par l’Unesco, entendent porter l’affaire devant la justice.

C’est dire qu’en perspective des échéances électorales prévues le 23 janvier prochain, la bataille est déjà engagée.

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