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Contribution : La ‘’marque des clous’’ dans l’Evangile selon St-Jean et la crucifixion de Jésus, fils de Dieu Le fils de Manouche

‘’ Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous… (Jean 20, 19-31)

‘’La marque des clous’’ est en réalité multiple et pas seulement dans les mains : elle était également sur le ‘’dos de chaque main’’ comme elle devait être visible sur le ‘’coup de pied’’ et sur la ‘’face interne des pieds’’…

Ils ont parlé de trois clous comme ils ont pu parler de ‘’trente clous’’…

Demander à voir ‘’la marque des clous’’ a conduit le fils de Dieu à ne montrer que les premières marques mais elles étaient suffisantes car les autres marques étaient des cicatrices du cœur plus que des cicatrices des mains et des pieds…

Cœur céleste, à droite, cœur terrestre à gauche…

Parler des clous, c’est parler de l’origine des clous, de l’atelier proche ou lointain et de la matière originelle, le fer dont les clous étaient constitués.

La ‘’Passion du Christ’’ est un récit des événements vécus par le fils de Dieu et qui se termine par sa mort sur la croix (crux immisa) au Mont du Calvaire, le Golgotha.

Quelques jours avant la Pâque juive, l’histoire du fils de Dieu va connaître une issue tragique qui, étonnamment, commence dans un jardin, au Mont des Oliviers, et se termine au Golgotha (le lieu du crâne…)

Au commencement était aussi un jardin, le jardin d’Eden…

A la fin de la vie du fils de Dieu, était un jardin, le jardin des Oliviers…

Nous devons encore réfléchir à la présence du jardin, lieu vert et ouvert, lieu où se déploie la vie végétale, et qui a accueilli Adam et Eve, mais aussi Jésus le fils de Dieu, quelques heures avant sa crucifixion.

Le jardin est un symbole pour les hommes et les femmes, le symbole des ‘’pré-temps du monde’’ mais aussi et surtout, le symbole de la fin du ‘’cycle des rameaux’’…

La condamnation à la crucifixion pour ‘’blasphème’’ du fils de Dieu, Jésus de Nazareth, par Ponce Pilate, devait se traduire soit par une crucifixion aux clous, soit par une crucifixion aux cordages, comme il était de tradition.

La ‘’crucifixion aux clous’’ a été retenue, le fer (la matière dont sont issus les clous) devait rencontrer le bois…

La rencontre du ‘’fer et du bois’’ devait passer par les mains étendues sur la croix, plus précisément sur le ‘’patibulum’’.

Ce châtiment suprême a été l’œuvre des hommes, des Romains selon l’histoire écrite dans les Evangiles, aussi bien synoptiques que l’Evangile selon St-Jean.

Il faut pouvoir imaginer la scène qui n’a pas été racontée dans les derniers détails de cette crucifixion : combien étaient-ils à crucifier le fils de Dieu, un, deux, trois ?

La crucifixion est un moment tragique qui a mis en scène le fils de Dieu et d’autres hommes, créatures de Dieu…

Le regard du fils de Dieu a croisé celui de ses bourreaux mais ce ‘’croisement des regards’’ n’a pas été évoqué…

Le sang du Christ, celui que célèbre précisément l’Eucharistie, a été versé au sol et sur la croix plusieurs fois, le sang s’est répandu :

  • lors de la flagellation du fils de Dieu car des ‘’boules de métal’’ pendaient au bout de la lanière et ces ‘’boules de métal’’ ont arraché, au sang, la peau du Christ ; premières traces de sang laissées sur le corps du Christ, sur ses vêtements alors qu’il était ‘’en chemin vers la crucifixion’’…
  • lors de la pose de la ‘’couronne d’épines’’ enfoncé sur sa tête par des hommes qui lui faisaient subir ce supplice inhumain, secondes traces de sang…
  • lors de la chute de Jésus sur le ‘’chemin du Golgotha’’ : troisièmes traces de sang au sol…
  • lors de la crucifixion au moment où le ‘’sang suprême’’ sera versé sur le corps du Christ, sur ses ‘’mains célestes’’, sur ses ‘’pieds terrestres’’, car Jésus était à la fois ‘’homme et fils de Dieu’’ ; il appartenait aux deux mondes : le monde céleste et le monde terrestre…

La succession des ‘’étapes de sang’’, le ‘’cycle du sang’’ dans la vie du fils de Dieu est une empreinte à la fois céleste et terrestre…

Le ‘’cycle des rameaux’’, cycle vert, appelle le ‘’cycle du sang’’, cycle rouge…

Et puis vint, aux dernières heures, avant la troisième heure, ‘’la lance fatale de Longin’’ qui atteindra le flanc droit du Christ, le lieu-même du ‘’cœur céleste’’ d’où jaillira, à la fois, le sang et l’eau…

« L’un des soldats, de sa lance, lui perça le côté et aussitôt il sortit du sang et de l’eau ». (In. 19.34)

« Ils regarderont celui qu’ils ont transpercé » (Zacharie 12, 90)

Transfixion, Crucifixion…

Le ‘’regard’’ a existé mais à l’étape dernière, celle de la lance (Lancea Longini)

Longinus, le centurion qui jeta la lance, était originaire de Cappadoce : il se reconvertira, nous dit-on, et deviendra ‘’l’Ermite de Cappadoce’’…

Nous devons apprendre à réfléchir profondément au sens du ‘’jaillissement’’ du sang et de l’eau…

Il faut revenir aux origines de toute ‘’naissance’’ de l’homme : la ‘’poche d’eau’’ qui se rompt et qui annonce précisément la naissance et qui nous renvoie à la naissance divine du fils de Dieu porté par la ‘’Mère virginale’’, Marie, bénie entre toutes les femmes…

Comment relier l’eau qui précède la naissance et l’eau qui précède la fin de la vie du fils de Dieu sur la terre des hommes ?

L’eau est un chemin et elle sera toujours versée au commencement (sacrement du baptême) et à la fin (la célébration des funérailles)

La ‘’lance fatale’’, devenue, après la mort du Christ, la ‘’Sainte lance’’, la lance de la dernière heure, était aussi constituée de fer et de bois…

Il est écrit que jamais, après la crucifixion, le sang ne sécha sur la pointe de fer de cette lance…

La mère de Jésus, Marie, était au bas de la croix et elle put recueillir son fils après la troisième heure…

Son ami Jean, était aussi au bas de la croix, amitié fidèle, amitié éternelle…

Marie au premier jour, la naissance, Marie au dernier jour, à la dernière heure, l’heure de la fin du cycle de vie du fils de Dieu, ‘’engendré non pas créer de même nature que le Père…’’

« Nous sommes nés corps corruptible ; nous devons renaître corps incorruptible » …

Et la nuit tomba sur le Golgotha et sur la terre…

Et vint le ‘’troisième jour’’ après la ‘’troisième heure’’…

Et vint la résurrection…

Lumen Christi…

Le fils de Manouche

20 Avril 2021

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