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Conséquences du chômage et du sous-emploi sur la jeunesse Par Aminata SARRE

Au Sénégal comme dans d’autres pays, le sous-emploi des jeunes est comparable à une maladie incurable. Nombreux sont les jeunes diplômés sans travail :  à la  fin de leur formation ils font face à plusieurs facteurs qui ne favorisent pas leur intégration dans le milieu du travail.

Les jeunes au Sénégal sont touchés par le chômage et le sous-emploi, ce qui montre que malgré les efforts fournit par le gouvernement pour régulariser ce milieu, beaucoup de  jeunes rencontrent des difficultés toutes  particulières  pour accéder à un emploi décent et durable. S’il y a des jeunes qui en trouvent, ils ne sont pas pour autant privilégiés car beaucoup accèdent souvent à des postes précaires sans protection sociale ni contrat de travail.

De plus en plus,  le chômage et le sous-emploi affectent les jeunes sur les plans psychique, social, économique, politique et moral. Au plan psychique par exemple, nous pouvons voir que les jeunes sont exposés à de nombreux risques comme le découragement, la déception, le désespoir, l’anxiété, la frustration et le jugement de la société. Au plan social, dans un pays comme le Sénégal avec beaucoup de préjugés, le chômage est perçu comme un échec social avec pour conséquence la pauvreté, la marginalisation, la recherche de mauvais refuges tel que le tabagisme, l’alcoolisme et la prise de drogue.

Sur le plan économique, le chômage entraîne chez les jeunes la recherche de gains faciles, la cybercriminalité, le vol  etc. Au plan politique, il est constaté aussi que les jeunes diplômés sans emploi sont facilement manipulés par les hommes politiques et contribuent aux troubles sociaux et à l’instabilité politique. Car obnubilés par les politiciens, ces jeunes pensent que grâce à la politique, ils peuvent subvenir à leurs besoins voire devenir riches.

Les jeunes diplômés sans emploi ne respectent plus les règles qui régissent la société. Ils sont prêts à la moindre occasion   à développer la corruption, le détournement de deniers publics. Le chômage des jeunes est porteur de risques majeurs pour le Sénégal : de plus en plus, les adolescents s’investissent dans la prostitution, la criminalité, l’émigration.

Chaque année qu’ils sortent des écoles de formation, les jeunes diplômés se retrouvent parfois face au chômage. Une situation qui est de plus en plus actuelle. L’État du Sénégal devrait trouver des solutions durables afin de mettre un terme à ce fléau.

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