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Chroniqueur de Walfadjri, Cheikh Bara Ndiaye, invité à Ndoumbelane où tous les coups sont permis Par Habib KÂ, Bureau régional de Matam, Thilogne

Célèbre pour ses analyses, il aurait pu se suffire de la brise veloutée du fadjr pour faire ses analyses, en complicité parfaite avec Sa. En lui, les Sénégalais ont découvert un monsieur très cultivé, très intelligent, très critique, une tête pleine de chiffres, de références, d’histoire, d’anecdotes.

Aussi, Serigne Bara aime ce qu’il fait, et il se plaît à offrir son talent, à décrypter les messages des deux camps politiques, avec minutie et précision.

A Ndoumbélane, les plus forts écrasent les plus faibles. Des combats mortels y sont livrés, chaque soir.

A Ndoumbélane, Cheikh Bara Ndiaye a mis le pied sur un terrain qui n’est pas le sien : croiser le fer avec une femme, de surcroît jeune, susceptible, n’honore pas un homme de la trempe de Serigne Bara, surtout que le face à face était inégal, disproportionné. Serigne Bara lit le Coran et joue à satiété avec les délices de sa très féconde langue maternelle, le wolof.

Les Sénégalais ont besoin d’écouter et d’entendre des paroles qui rassurent, redonnent confiance, suscitent des espoirs ; ils ont envie, même en pleine crise de propagation de la pandemie de la Covid-19, de suivre des débats contradictoires constructifs, positifs. Au lieu de cela, 13 s’est replié sur son frêle corps, lèvre rouge, ou rouge à lèvres entre les dents pour ruer dans les brancards.

Il est vrai que le format de certaines émissions ne s’y prête guère ; les animateurs tout comme les invités préfèrent se complaire dans de chaudes séquences de pugilats de lambi golo. Cette posture dessert son parti, au-delà des missions régaliennes assignées à sa Task Force, en perspective des trois prochaines élections.

Bara prédit et ses prédictions tombent juste, selon des témoignages largement diffusés.

Bara est marabout tradipraticien, une vocation sacralisée. Faire le tour des plateaux pour des débats contradictoires ne lui ressemble pas. Il doit être dans son Fadjri, loin de la gadoue de la jungle.

C’est bien vrai qu’on peut être marabout et philosophe, marabout et journaliste ou chroniqueur ; et ils sont nombreux et des plus brillants d’ailleurs. Personne ne conteste l’érudition des frères Sidy et Ahmed Khalifa Niass, Serigne Bamba Ndiaye ancien ministre de Abdoulaye Wade. Qu’ils sont nombreux les Arabophones qui cartonnent dans les chancelleries, les affaires, les ONG, les organismes internationaux et qui sont excellement à l’aise en français, en anglais et dans leur langue maternelle et qui n’ont rien à envier à un quelconque diplômé de l’école de Molière.

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