Cap-Vert : Tarrafal, le dernier phare…
Cap-Vert
Tarrafal, le dernier phare…
Le Cabo Verde, cet archipel de 4.033 Km2, compte 72 phares… Le Sénégal, pays de 196.722 km2, compte 11 phares et balises principaux… La Guinée-Bissau, pays de 36.125 Km2, compte 11 phares principaux…

Le « phare de Tarrafal », situé à Tarrafal, ville du Nord de l’île de Santiago au Cabo Verde, est encore appelé le « phare de Ponta Preta »…« Farol de Ponta Preta » dans la langue (portugaise) du pays.
Pointe Noire…
Il a été construit en 1889, vingt-cinq (25) ans après le « phare des Mamelles » situé dans la presqu’île du Cap-Vert, au Sénégal.
Le « phare des Mamelles » a été construit en 1864. La « grotte de la lumière » est située non loin de là, en contrebas…
Tarrafal a également – peu de gens la connaissent- sa « grotte de la lumière »…
Phare, lumière….
Archipel, îles, presqu’île…
« D’îles en îles » a écrit le poète Saint-John Perse… Un poète de la mer, du soleil et de la lumière…
Le « phare de Praia », officiellement nommé le phare de Dona Maria Pia, se trouve à la Ponta Temerosa (la Pointe redoutable).Il a été construit en 1881 et inauguré le 13 juin 1881. C’est le « premier phare » du Cabo Verde.
1864, 1881, 1889…
Les « trois phares » des « pointes extrêmes » sont nés à la fin du dix-neuvième siècle… Trois phares à relier dans le temps et dans l’espace, la mer y compris…
Le Cabo Verde, cet archipel de 4.033 Km2, compte 72 phares…
Le Sénégal, pays de 196.722 km2, compte 11 phares et balises principaux… La Guinée-Bissau, pays de 36.125 Km2, compte 11 phares principaux…
Ces quelques lignes écrites pour « éclairer » le « dernier phare », celui
de Tarrafal, nous font subitement prendre conscience qu’une «histoire des phares » en Afrique de l’Ouest reste à écrire… Des phares construits par les Français, des phares construits par des Portugais, des phares construits par des Anglais…
Phares universels, phares d’ici et d’ailleurs…
Tous ces phares portent des noms parfois célèbres comme celui de la reine du Portugal (Dona Maria Pia).
Cette « histoire des phares » raconterait aussi l’histoire de la colonisation, l’histoire des colonisations…
Amilcar Cabral a eu un rêve lumineux, un « grand rêve » : l’unité du Cabo Verde et de la Guinée Bissau, l’unité d’un «pays archipel » (Cabo Verde) et d’un pays continental (Guinée-Bissau)
Il faut rappeler pour bien comprendre ce « rêve de Cabral », ce rêve lumineux, qu’il est né à Bafatá; en « Guinée portugaise » en 1924.
Il est arrivé plus tard au Cabo Verde avec ses parents, qui avaient une maison sur l’île de Santiago, à Santa Catarina, une maison qui est entrée au patrimoine national du Cabo Verde. Son père se nommait Juvenal Cabral et il était connu à Santa Catarina.
Unir le Cabo Verde à la Guinée-Bissau, et peu de gens le savent, c’était également unir « deux archipels » :
1- l’archipel du Cabo Verde,
2- l’archipel des Bijagós qui compte 88 îles et îlots et qui fait partie intégrante de la Guinée-Bissau.
Une photo du « Mémorial Amilcar Cabral » , prise récemment, montre étrangement un oiseau posé sur la tête du grand penseur, Amilcar Cabral… Cette rencontre est surréaliste mais elle est plus que surréaliste pour qui aime les « signes »… Un « oiseau messager » qui fera aussi le « voyage de Tarrafal » et que nous retrouverons à plusieurs reprises sur le « chemin du phare de Tarrafal »…
Quel message portait-il ?
Quel message cent ans après la naissance de Amilcar Cabral (1924-2024) ?
Un oiseau-lumière ?
Un oiseau-phare ?
« Dans le récit biblique du Déluge, l’oiseau joue un rôle crucial pour « signaler » la fin de l’inondation »…
Comment projeter la « lumière des phares » sur l’histoire des hommes sans raconter « l’histoire des phares », de leur lumière – les éclats de lumière- ?
Tous les phares du monde ont une histoire, connue et souvent méconnue…
Les oiseaux le savent… Il faut lire ou relire la « Conférence des oiseaux »…
Toutes les femmes et tous les hommes ne savent pas encore tout sur « l’histoire des phares »…
Le « phare de Tarrafal », appelé « Farol de Ponta Preta », est le « dernier phare »…
Celles et ceux qui viendront visiter un jour le « Musée de la Résistance » à Tarrafal pour ensuite retourner courageusement « regarder la mer » et « pleurer » comprendront que le « coucher du soleil » sur les « pointes extrêmes » annonce toujours la naissance de la « lumière », la « lumière des phares »….
Tarrafal…
Trois éclats de lumière…
Santo Amaro…
Renaissance…
Vovo Bombyx
Tarrafal
13/7/2025
