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Boubacar Sèye, président d’Horizon Sans Frontières : « L’affaire Lamine Diack aurait même mérité un incident diplomatique » Propos recueillis par Baye Saliou THIAM

« Le procès Lamine Diack soulève plusieurs enseignements dans les relations France-Afrique : la forte dominance de la présomption de culpabilité sur celle de l’innocence. Notre regard se porte d’abord sur la compétence déclarée de la juridiction française sur les africains. Cela veut dire que face à toutes sortes d’accusations, devant toute juridiction française, l’homme noir est présumé coupable quoi qu’il fasse, sans aucune autre considération. Donc nous, Noirs, devons perpétuellement et continuellement prouver à tout moment et en tout lieu notre innocence.

Pourtant, à l’opposé, toute personnalité française, même prise en flagrant délit en pays africain, est vite extradée e,t peu après, les faits rangés aux oubliettes. C’est ça l’arrogance de la France face à ce que représentent sa diplomatie et sa justice envers les institutions africaines. La France n’a jamais accepté qu’un de ses nationaux soit traîné dans la boue par les structures africaines. L’exemple du militaire français qui a été cité dans une rixe aux Almadies, le 16 septembre 2018 et qui bénéficie aujourd’hui d’un éloignement vers son territoire, au nez et à la barbe de la justice sénégalaise. Ce fameux soldat est passé par l’aéroport alors qu’il est inculpé.

 

 

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