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Bignona, Souda sans infirmier – psychose du nouveau coronavirus: Les complaintes d’une population « abandonnée » à elle-même Par Charles SENGHOR

Près d’un an sans infirmier, avec la situation de pandémie liée au nouveau Coronavirus, les habitants de Souda, dans le département de Bignona, debout comme un seul homme, interpellent le chef de l’État.

Souda, village situé dans la commune de Ouonck, à près de 32 kilomètres du chef-lieu de département de Bignona, veut un infirmier pour son poste de santé. Depuis près de huit mois, les habitants de la localité abritant cette structure sanitaire polarisant sept villages ne savent pas à quel saint se vouer. Leurs nombreuses interpellations aux autorités compétentes n’ont jamais connu de succès. «Nous avons saisi le Conseil départemental, les autorités municipales de Ouonck. Mais nous sommes tristes de voir que rien ne bouge depuis cette période, au grand dam des populations qui souffrent le martyr…», nous souffle-t-on.

Nos interlocuteurs soulignent que l’infirmière volontaire, prise en charge par le Conseil départemental de Bignona, qui y officiait pendant près de quatre ans, a été affectée ailleurs après son intégration dans la Fonction publique. Les tentatives pour les autorités médicales de recruter un autre infirmier n’ont jamais abouti. Le chef de district de Bignona s’était engagé à la remplacer par un autre infirmier volontaire, moyennant 50 mille francs par mois. Ce dernier estimant que la somme était dérisoire avait demandé aux populations de participer aussi à hauteur de 50 mille francs de plus. Sans ressources, elles ont décliné la demande. Ne trouvant pas son compte, l’infirmier n’a pas rejoint le poste. Depuis lors, c’est l’infirmière qui joue le rôle d’infirmier en plus de sa lourde tâche de la prise en charge des femmes.

Crainte de la Covid-19

Ces populations sont d’autant plus préoccupées que la crise sanitaire liée au nouveau Coronavirus plane partout. Impuissantes devant cette situation « embarrassante », les populations dépendant de ce poste de santé ruminent leur colère car elles sont obligées, pour la plupart du temps,  de faire près de trente-deux kilomètres, de route pour aller se faire soigner à Bignona, sur une piste «peu fréquentable».

 

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