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Avion de commandement: Mensonge secret d’Etat P. MBODJE

Annoncé le 24 mai 2021, l’Airbus A320 NEO de Macky Sall était dans le tunnel depuis 2019 ; le non-dit officiel a encore allumé le feu des moteurs avant rotation.

C’est en novembre 2019 que l’idée de l’achat d’un nouvel avion de commandement a vu le jour ; elle a été infiltrée dans l’esprit des Sénégalais au nom du triptyque aéronautique classique pour essayer de convaincre : la sécurité, l’économie et la préservation de l’environnement.

Le lift du président nigérien de l’époque, Mahamadou Issoufou, pour le retour du président Macky Sall donnait naissance à une malencontreuse intervention du porte-parole du gouvernement, comme cette fois-ci également avec Omar Guèye, même appuyé par Hott qui échaude les esprits : Seydou Guèye, le 14 novembre 2019, Omar Guèye, le 24 mai 2021, évoquent des problèmes de sécurité présidentielle liés à l’âge du coucou qui ne serait plus d’une première jeunesse à 19 ou 20 ans. Pointe Sarène atteignait donc son bâton de maréchal et devait passer la main.

Comme aujourd’hui, l’information était dans le non-dit, au nom d’un prétendu secret-défense puisque le nouvel appareil est défalqué du budget de l’Armée sénégalaise. Mais les nombreuses pannes, le coût de gestion et les problèmes environnementaux l’auront largement remporté sur la balance et rendent urgent l’achat d’un nouvel appareil pour un président arrivé constitutionnellement au bout du rouleau.

Toutefois, s’il avait été acheté au président français Nicolas Sarkozy et était globalement revenu près de trente milliards, le nouvel engin coûte deux fois plus, sans apprêts. Peut-être par effet de renchérissement du coût de la vie, paradoxalement au moment où les coucous valent moins cher, à cause de désistements massifs de commandes, dus à la Covid-19 et à ses effets sur la mobilité qui ne vont pas s’estomper avec le seul déconfinement physique.

Pointe Sarène avait pris le relais de la Pointe de Sangomar mis au rebut après 52 ans de bons et loyaux services auprès du président Senghor (1960-1981), Abdou Diouf -1981-2000) et Abdoulaye Wade (2000-2012). Le sens de l’Etat et de la responsabilité les animait face à un jeune friand de joujoux, bijoux, cailloux.

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