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Baba Diao : Le dernier souffle d’un bâtisseur

Baba Diao

Le dernier souffle

d’un bâtisseur

 

Nous ne savons pas où recommencera le jour pour nous qui avons été à ses côtés…

Baba Diao, notre Président à tous, l’enfant adoré et respecté de la « cité du Rail », sa ville de Thiès, a rendu son dernier souffle il y a quelques heures… Il l’a rendu dans le pays qu’il aimait plus que tout : le Sénégal…
Des millions de Sénégalais le connaissent, lui vouent respect et admiration.
Nous ne savons pas où recommencera le jour pour nous qui avons été à ses côtés…
Baba Diao était ingénieur centralien de formation, licencié ès-sciences physiques et économiques et diplômé de l’Institut Français du Pétrole. Parcours académique brillant pour un homme exceptionnel et multidimensionnel. Il a mis son expertise, son expérience, sa vision prospective et sa grande générosité de cœur au service de son pays, des sénégalais et des africains.
Baba Diao nous a laissés une banque – LA BANQUE OUTARDE- qu’il a créée en 2017 : dernier acte pour ce grand bâtisseur car il a su dépasser le statut pourtant digne de respect de « capitaine d’industrie »
L’heure a sonné, cher Président, mais quelle est donc cette heure qui sonne aux quatre coins du Sénégal – ton pays natal- et du monde ?
Une heure qui a sonné le 3 juillet 2024…
Ta ville natale et tes amis parleront mieux de toi que moi. Je resterai pour l’éternité ton frère – Jeannot- pour toutes les raisons que tu sais et que je sais.
J’irai me recueillir chaque fois que j’entendrais ta voix résonner dans ma tête sur la tombe qui t’accueillera dans quelques heures, dans ton quartier de Thiès.
Homme fidèle aux convictions solides
Homme pieux.
Je me recueillerai et je prierai au nom de cette grande fraternité qui a commencé lorsque tu dirigeais le grand projet de la raffinerie de Cayar.
Cher Président, je n’écrirai pas longtemps parce que les beaux témoignages vont se multiplier et nous serons fiers de toi. Nous avons toujours été fiers de toi.
Je suis comme tu le sais un « orphelin complet » : ni père ni mère mais tu m’as appris à ne jamais reculer et tu as été le « grand- frère » sage qui m’avait adopté.
Le 10 septembre 2014, il y a bientôt dix ans, tu m’as pris par l’épaule et nous avons quitté le cimetière de Bel Air ensemble : ma mère venait d’être confiée à un autre espace…
Nous avons mené des combats titanesques dont je garderai le souvenir impérissable.
Les 6 & 7 novembre 2016, je me suis battu comme un lion de notre pays, le Sénégal, aux côtés de tes avocats, à Paris, dans un dossier que tu nous avais confié.
Tu nous avais dit dans ton bureau tard le soir, la veille de notre départ : “Vous devez gagner cette grande bataille”.
Le combat a été mené et il a été gagné le 4 février 2017…
Je te le devais.
Nous te le devions.
Notre victoire a été belle et grande.
Une victoire collégiale comme toutes les victoires industrielles et commerciales.
Adieu mon cher Président,
Adieu Grand-frère.
Mon épouse te dit adieu ainsi que mes deux enfants.
Ils savent tout.
Nous prierons ensemble tous les jours pour le repos de ton âme.
Tu as fondé une grande et belle famille.
Une famille digne et fière
Pape, ton fils aîné, saura relever tous les défis familiaux aux côtés de sa chère mère, ta chère épouse que tu appelais si affectueusement « Maman », de ses deux sœurs et de ses deux frères.
Ta famille de Thiès restera notre famille.
Ta famille de Dakar restera notre famille.
Permets-moi de conclure comme j’avais conclu le portrait dressé un jour pour toi :
Salve Magister !
Magister Baba Diao !
Que Dieu t’accueille en son paradis.
Repose en paix Cher Président car le temps du repos éternel est arrivé pour toi.

Jeannot