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Un an de pandémie: Une bougie pour Coronavirus! Khadidiatou GUÈYE Fall

365 jours de Covid, 12 mois plus sombres, une année de bataille

Si c’était un être humain, on aurait dit :  “Joyeux anniversaire”, “longue vie”, “grandis en âge et en sagesse”. Mais plus qu’une terreur maléfique, on s’écrie vigoureusement :  “Que Dieu nous en préserve !”.

La maladie à Coronavirus a fait immersion au Sénégal le 02 mars 2020. En provenance de la Chine, plus particulièrement dans la ville de Wuhan, la maladie a touché presque tous les pays du monde.

Cette maladie à virus est provoquée par le Coronavirus SARS-CoV-2. Elle est apparue à Wuhan le 16 novembre 2019. C’est dans la province de Hubei, au centre de la Chine, qu’elle a connu sa génèse. C’est plus tard qu’elle a commencé à se propager dans le monde.

Le 30 janvier 2020, l’Organisation mondiale de la Santé a déclaré l’urgence internationale. Cette déclaration d’urgence internationale n’avait pas inclu une limitation des voyages et des échanges avec la Chine.

Les pays les plus touchés dans le monde sont les États-Unis, l’Inde, le Brésil, la Russie, l’Allemagne, l’Espagne, le Royaume-Uni, la France, l’Italie et la Turquie. Ces pays ont recensé des millions de cas de Coronavirus.

L’Afrique du Sud est le pays le plus touché du continent Africain d’après l’OMS. Au Sénégal, la région de Dakar et celle de Thiès sont les plus touchées.

De novembre 2020 au jeudi 11 février 2021, le Coronavirus a touché 108.228.981 personnes dans le monde. Au moins 2.380.652 personnes infectées par le virus ont perdu la vie.

Le Coronavirus a franchi les frontières sénégalaises par le biais d’un Français qui est rentré à Dakar mercredi 2 mars par un vol en provenance de France. Ce ressortissant français a ouvert les portes du pays au virus.

Ce premier cas a installé la psychose dans le pays. Dès le début, le chef de l’État Macky Sall a appelé les populations à garder leur calme et que les autorités compétentes prendraient les mesures idoines pour contrer la propagation du virus. A cet effet, le ministre de la santé Abdoulaye Diouf Sarr avait fait une déclaration. Il s’était prononcé sur le premier cas confirmé et avait déclaré que les autorités allaient surveiller les passagers du vol, ainsi que les autres personnes qui ont été en contact avec l’homme. Et c’est le début de l’histoire. Plusieurs cas contacts sont notifiés. Loin d’être le pays le plus touché, le Sénégal est pourtant, après le Nigéria, le deuxième pays d’Afrique subsaharienne à avoir signalé un cas confirmé de Coronavirus.

Pour éviter la propagation du virus, le Sénégal a commencé par une prise de mesure impactante : la fermeture de ses frontières. Il s’en suivra la fermeture des écoles, des mosquées, des salles de sports, des restaurants entre autres mesures drastiques.

En septembre, on semblait assister à une proche fin de la maladie. Le nombre de cas au quotidien commence à diminuer vigoureusement, aboutissant à la levée de certaines restrictions.

Certains spécialistes avançaient une immunité collective qui serait la cause de la subite baisse des cas. Il s’agissait d’un relâchement général noté à tous les niveaux. Dans les transports en commun, les marchés publics et lieux de rassemblement, le port de masque et la distanciation étaient négligés au plus haut niveau. Pour certains, la maladie n’avait que de nom au Sénégal. On constatait dans la foulée un déni de maladie. La vie prenait son cours normal, aux yeux de la population. Et c’est ce relâchement qui a conduit à une seconde vague.

Au constat de la seconde vague, des mesures corsées ont été prises par le président Macky Sall. Un état d’urgence assorti d’un couvre-feu de 21h à 5h du matin a été annoncé pour la maîtrise de la seconde vague.

La pandémie a impacté beaucoup de secteurs parmi lesquels, l’économie, l’éducation… L’économie sénégalaise souffre depuis le début de la pandémie. Avec une stabilité secouée, le secteur de l’économie aurait de la peine pour se relever. Ceux constituant le secteur informel, les commerçants, les chauffeurs de taxi, les tailleurs…ont directement été impactés par la crise sanitaire. Les restrictions empêchaient quiconque de mener ses activités convenablement. Alors que l’activité économique est constituée de 97% par le secteur informel. Résultat, les soutiens de famille étaient contraints de se conformer à la mesure “restez chez vous”. L’économie a perdu espoir en un tournemain. Le secteur du transport a également connu des perturbations.

À la première vague, le ministre des transports avait suspendu les transports interurbains afin d’éviter une propagation de la maladie. Les acteurs ont manifesté leur opposition à cette mesure qui ne ferait que les enfoncer dans le trou de la pauvreté. La jeunesse s’est fait remarquer durant l’état d’urgence de la première vague. Des manifestations ont animé les rues de certaines localités. Pour la levée du couvre-feu.

Le système éducatif n’a pas été épargné par cette crise sanitaire. Pour l’année scolaire 2019-2020, les cours ont été suspendus avant la fin du mois de mars. Seuls les élèves en classe d’examen ont pu reprendre au mois de juin.  Ceux des classes intermédiaires n’ont repris qu’en novembre 2020 pour passer en classe supérieure.

Cette suspension des cours impactera sur le niveau des élèves qui, jusque-là, n’ont pas terminé leur programme. A noter que des grèves ont évidemment marqué le début de cette année scolaire en novembre.

Côté social, certaines attitudes qui magnifiaient la téranga sénégalaise s’effritent timidement, cédant la place à la méfiance.

La pandémie a bouleversé la quasi-totalité des secteurs. Mais, elle a boosté le niveau de créativité de certains Sénégalais : des étudiants s’en sont inspirés en se basant sur le contexte de la crise pour créer des prototypes de respirateur artificiel. Des gels antibactériens ont également été fabriqués pour freiner le virus. En somme, la crise sanitaire a révélé les facettes créatives du Sénégal. Même des masques ont été conçus par les tailleurs sénégalais.

Ce 02 mars 2021, le Sénégal comptera ses 12 mois de confrontation inlassable avec la Covid-19. Une année ressentie par tous les secteurs d’activité.

Malgré l’entêtement de la population, le personnel santé n’a pas désespéré de mener ce combat. La Covid a démontré la compétence et le dévouement des blouses blanches.

A ce jour, seules les régions de Dakar et Thiès subissent un confinement partiel allant de 21h à 5h du matin. Le nombre de personnes infectées s’élève à 30.376 avec 24.890 personnes guéries, 735 décès et près de 4.750 patients sous traitement.

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