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Spoliations foncières: La terre, “un domaine très sensible, source de déséquilibre social” De notre correspondant à Matam, Habib KÂ

À Keur Massar, le chef de l’État déplorait le comportement véreux des élus locaux qui prenaient un malin plaisir, chaque fois que des terres sont gagnées sur les inondations, de les vendre.

À ces mêmes, fraîchement élu président de la République, il avait tenu ce discours : “L’État ne peut pas laisser le foncier sous la responsabilité des collectivités locales parce que c’est un domaine très sensible et peut être source de déséquilibre social”.

Toujours pour ces mêmes messieurs, il sort ce nouveau décret No 2020-1773 du 16 septembre 2020 modifiant le décret 72-1288 du 27 octobre 1972 exigeant quitus du gouverneur pour rendre exécutoires les délibérations municipales relatives à des affectations de terres du Domaine national de plus de 50 ha.

Quoique l’acte soit vicié, le gouverneur n’ayant pas compétence d’approuver ou de désapprouver des délibérations qui ne sont pas de son ressort,  Macky Sall a eu le mérite, au moins, de sonner l’alerte ; aux juristes alors de remettre la hiérarchie des normes à l’endroit.

Ce décret trahit, il faut le reconnaître, l’exaspération d’un chef de parti face à des responsables politiques locaux coutumiers de malversations foncières et autres actes délictuels de nature à compromettre leur honorabilité.

Sauront-ils enfin, ces messieurs de tous bords politiques confondus, comprendre, de ce qui précède, qu’il faut s’éloigner résolument du fruit défendu ?

Et que le premier magistrat de la ville et son conseil tiennent leur pouvoir de la seule volonté du suffrage des citoyens qui leur donne le mandat d’agir en leur nom et pour leur compte ? Il est donc un agent exécutif de la commune et ne doit agir que sous l’inspiration du conseil municipal.

Ce décret du président de la République n’a de chance d’engranger les effets escomptés que si le conseil municipal, une partie des populations s’approprient le rôle de sentinelle, de veille, et refusent toute gestion opaque de leur bien commun. Parce que la gestion d’une commune est à l’image des hommes et des femmes qui constituent sont conseil municipal. Si les conseillers jouent parfaitement leur partition en toute équité, la bonne gouvernance et la transparence aidant, la gestion de la cité s’en porterait mieux.

En ce moment, l’administration ne pourrait être induite en erreur facilement, les délibérations fictives prospérer.

Même ceux qui excellent dans l’art de la contorsion et de l’accommodation facile, essayant de cloner le système du saucissonnage des marchés publics pour contourner qui, un gouverneur, qui, un préfet en auront pour leur grade.

Faut-il rappeler que ces terres ont une histoire ?

Depuis l’aube des temps, les terres ont toujours été source de conflits entre les peuples, les populations.

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