GMT Pile à l'heure

La Ligne du Devoir

Si la ville de Ndakaru Ndiaye n’existait pas, Qu’elle soit ! De notre correspondant à Matam, Habib KÂ

Les Dakarois sont ébahis de l’empressement avec lequel les autorités administratives sont déterminées à poursuivre les réformes territoriales de l’acte 3 de la décentralisation dans les villes de Dakar, Pikine, Rufisque, Guédiawaye, avec une célérité si déconcertante. Qu’est-ce qui vraiment urge, plus que le Train Express régional (TER), que le Bus Rapid Transit (BRT) pour que le gouvernement de la République monte sur ses chevaux pour expédier illico presto ce dossier ?

Convoquer des organes de presse, des maires, des spécialistes de la décentralisation pour en faire un cheval de bataille, comme s’il n’y avait pas vraiment des urgences plus importantes, plus essentielles.

À ce qu’on sache aussi, les contribuables, les résidents, fiers de leurs villes n’ont fait aucune demande là-dessus, et cela ne fait même pas partie des sujets de leurs préoccupations actuelles.

Monsieur le président de la République a une curieuse manière de réagir avec les institutions face à une situation donnée. L’on se rappelle, en visite à Keur Massar, en plein dans le marais, il décréta Keur Massar département.

Il n’appartient à aucun chef d’État,  élu au plus pour dix ans, de tailler la Constitution sur mesures à ses rondeurs, ou de charcuter les villes, les communes, les territoires en général, pour des besoins de calculs politiciens, électoralistes, des intérêts crypto-personnels.

L’urgence était ailleurs : poursuivre ses grands chantiers entamés pour les terminer avant son mandat et en ouvrir d’autres.

Le chef de l’État, depuis sa réélection, peine à donner une âme, une visibilité à ses actions et ce n’est pas ce Fast track sclérosé qui va permettre d’y parvenir.

Que des dilatoires, des rendez-vous manqués, des reports sine die, des tournées ajournées, des travaux de construction de routes qui évoluent au rythme de déplacement ventral d’une chenille, la mer qui engloutit des enfants, etc . . .

Les réformes territoriales ont commencé bien avant, depuis 1972 et dureront autant que le Sénégal existe. Pourquoi alors chambouler si ce n’est que manipulations politiciennes ? Il fallait seulement des opportunités réalistes, objectives pour présider à l’élaboration des réformes.

Puisque l’État est une continuité, le  chef de l’Etat qui est à trente-six mois de l’extinction de son mandat devait franchement vaquer à d’autres occupations sérieusement prioritaires ; et elles ne manquent pas vraiment.

Si la Ville de Dakar Ndiaye n’existait pas, tout le Sénégal devait se lever pour la créer comme New York, Tokyo, Paris, la porte d’entrée de l’Afrique occidentale française, la capitale du Sénégal.

Dakar doit être recréée, en plus reconquérir ses plages et côtes annexées, spoliées.

Nous devions recréer Dakar et réannexer toute les côtes et la façade maritime spoliées, Dakar auréolée de ses merveilles.

Accorder du respect à ce patrimoine historique, ne pas faire moins Wade qui y a créer des  7 merveilles, jusqu’au musée des civilisations noires.

Pour l’interêt de la Ville, il faut un maire intégré, humble, travailleur plutôt que de cupides clientèles politiques prêtes à tout vendre à la moindre occasion.

Certainement une avenue ne portera pas le nom du président, comme le beau-frère Mansour Faye a tenté de le faire pour une rue à Saint-Louis, pendant que le transhumant Sada Ndiaye a réussi à  baptiser quatre quartiers de Nguidjilone, dans le département de Matam, Macky I, jusqu’à Macky IV.

%d blogueurs aiment cette page :