Sénégal : Cohésion d’ensemble
Sénégal
Cohésion d’ensemble
Malgré la polémique accentuée par la structuration de la coalition “Diomaye Président”, hier, et les réactions subséquentes de Pastef, les contradictions à la tête de la Nation sont réglées par la marche de l’État : si la cohérence d’ensemble du gouvernement souffre de la division entre pro et anti, la marche du Sénégal est régulée par une Constitution qui ne souffre d’aucune contestation.

La réactivité du gouvernement face aux secousses internationales prouve la cohérence d’ensemble de l’État sénégalais. Le cri des lamantins n’ont pas perturbé le sommeil du Premier ministre qui a posé des actes forts de gouvernement entre le sommet de l’Union africaine et l’agression des coalisés judéo-chrétiens contre l’Iran.
De son côté, le président de la République s’est lancé dans une diplomatie économique de haute valeur ajoutée où il apparaît comme MVP en recevant à tour de bras de représentants d’institutions et de compagnies qui pourraient être utiles à la marche du Sénégal.
L’État sénégalais est stable, malgré les cris d’orfraie de groupes sociaux déstabilisés par de fausses annonces de dette cachée, le gouvernement fonctionne à merveille avec de grands ministres sur le terrain (Environnement, Agriculture, Assainissement) ; le conseil des ministres se tient régulièrement avec toute la symbolique y attachée d’un Premier ministre qui vient accompagner le chef de l’État dans la salle du Conseil. Le reste ressortit plus d’un délit d’ambition et du choc des ambitions sur fond d’interprétations statutaires.
Certes, cet empressement gouvernemental n’est pas synonyme d’efficacité ; l’Agriculture, l’Assainissement et l’Environnement de manière générale n’ont pas répondu aux efforts escomptés, moins par efficacité que par des perspectives pas toujours heureuses quand, par exemple, à la gestion de stocks ou d’inondations de zones théoriquement non edificandis qui ont succombé à la poussée démographique. L’un dans l’autre, le Sénégal n’a pas bénéficié de la compréhension traditionnelle de certains gros partenaires irrités par un discours sans diplomatie, ce qui ne l’a pas empêché de tenir debout.
Il faut comprendre en effet que, pour une fois, la prime à la démocratie n’a pas fonctionné qui aurait valu au Sénégal le veau d’or des institutions internationales et des partenaires techniques et financiers qui se sont refermés devant quelques diatribes bien senties d’une phraséologie lénifiante de Matamores. Il n’empêche que la marmite bout, moins savoureuse et succulente que naguère peut-être, mais le pari est tenu de maintenir le feu du foyer.
Par ailleurs, la cohésion gouvernementale a été mise à rude épreuve et entraîné une division en pro et anti mais ces contradictions sont effacées par la marche de l’État : les communications y sont de haute qualité, le Premier ministre agit avec responsabilité et ses récentes activités dans le secteur du pétrole et du train de vie de l’Etat comme avec les agences.
Car l’Etat s’est doté de garde-fou pour assurer sa stabilité. C’est ce que certains appellent des “schémas évidents” quand les rôles sont bien définis.
Certes, l’assemblée générale de la Coalition Diomaye Président de ce 7 mars peut ajouter à la tension mais, là aussi, les rôles sont bien définis avec un Premier ministre qui incarne la formation majoritaire qui doit vérifier sa parole de ne pas partir. Les flots politiques ne sauraient engloutir une barque qui rejoint la devise de Paris : Fluctuat nec mergitur.
Pathé MBODJE
