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La Ligne du Devoir

Présidentielle 2024 : la campagne Qatar 2022

Qatar 2022-Le message politique des Lions à Macky Sall

 

En piste : le 7 est vain

 

Mais l’élongation du temps

conduit à la crise de langueur,

pour honorable qu’ait été la défaite

Il se savait 27 avant d’y aller et il y est quand même allé. En campagne, le message est clair : le 7 est vain ; cela ne veut cependant pas dire qu’il sera du match de la Présidentielle 2024 : Macky Sall n’a pas endossé le maillot, bien au contraire, c’est un président froissé qui s’est adressé au public

Le message est subliminal et beaucoup de Sénégalais sont tombés dans le panneau en tirant des conclusions hâtives : le 27ème Lion attribué à Macky Sall devrait se lire comme une invite pour 2024 ; si le 7 est vain sous l’empire de la révision constitutionnelle du 20 mars 2016, le président sortant a bien droit à un second quinquennat. En toute sportivité, une seconde mi-temps, cest la loi du foot-ball

La solennité du moment et du lieu ne devait laisser aucune équivoque quant à la nature du message à délivrer à la face du monde à partir de cette Mecque du football : la présidentielle 2024 est aussi un match qu’il faudra gagner, quels qu’en soient les acteurs. Macky Sall sur la feuille de match pourrait bien cependant  ne pas être aligné : Doha 2022 à démontré par Sadio Mané et Karim Benzema que les meilleurs ont brillé par leur absence, bien que revêtus d’habits de lumière : cas de force majeure.

Macky Sall le spécialiste du pétrole pourrait ainsi ne pas accompagner le Sénégal du pétrole et du gaz, liquidé moins par la Loi fondamentale que par la parole donnée, là où le bât blesse aussi.

Face aux Pays-Bas ce lundi, le Sénégal l’a symbolisé d’une équipe volontaire, dominatrice, tactiquement et physiquement très fraîche et qui succombe avec le meilleur des gardiens qui va à pêche devant un vis-à-vis plein de baraka qui aura, à lui seul, battu une équipe du Sénégal  bien plus que la tactique à laquelle le sélectionneur national n’aurait pas su répondre  ; au surplus, l’allongement du temps a semblé suggérer une crise de langueur comme on le sent également sur le champ politique sénégalais. Fallait-il une réserve technique pour les minutes en plus sur un temps déjà long comme un jour sans pain ? Que vaut par ailleurs la parole donnée quand l’avenir du pays est en jeu ? La réponse se vérifiera avec l’Equateur, pratiquement la finale du 29 novembre, avec la parenthèse du Qatar ce vendredi.

L’Argentine de Messi qui s’incline devant l’Arabie saoudite, la Tunisie qui tient tête aux Vikings doivent renseigner sur les surprises des joutes. Moussa Ndiaye a bien remplacé Sadio Mané indisponible ; Macky Sall a aussi ses Medvedev, ce qui n’est pas nouveau.

P. MBODJE