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Premier ministre: Un seul être vous manque,… P. MBODJE

La déculottée des Locales du 23 janvier, quelque relatives que les veuille Macky Sall, a bouleversé les plans du président de la République désormais moins sûr de ses choix et prévisions météorologiques : janvier l’invite en effet à un choix sûr sur celui qui lui fera écran pour pour assurer sa sortie en 2024. D’où un appel pour gérer le temps et l’espace des Sénégalais devant une chienlit née d’une crise sanitaire qui a renchéri le coût des denrées bloquées avant la fermeture des frontières, une crise scolaire qui a déstructuré les relations sociales, politique et morale que vit le Sénégal à la dérive depuis 2019.

IMPÉRATIFS

Au-delà « des impératifs de relance de l’économie nationale et d’une meilleure coordination de la mise en œuvre des politiques publiques », comme souligné en décembre par le Garde des Sceaux, l’homme providence de Macky Sall devra être loin de Macky Sall qui entraîne le Sénégal dans sa chute. D’où cette recherche de la perle rare qui tarde à émerger dans l’esprit trouble d’un homme qui ajoute à l’absence de lisibilité politique au Sénégal : la morosité ambiante qui ne peut même pas s’appuyer sur la CAN anticipe l’instabilité qui naîtra des Législatives de juillet prochain et nécessite bien le temps de la réflexion.

UNE SI LONGUE SHORT LIST

La short-list est longue, comme de longues promesses faites ; d’où l’attente angoissée des longs couteaux, chacune et chacun promettant l’enfer en cas de mauvais choix : tel parle d’une nouvelle révolution Torodo, telle autre pense réveiller les djoung-djoung du Sine, un troisième enfin appelle à la guerre de sécession en cas de mauvais choix.

C’est qu’on cherche encore le décret d’application du projet de révision constitutionnelle n°38/2021, voté le 10 décembre et promulgué dix jours plus tard par un président de la République au four et au moulin et qui voulait justement se reposer sur un Premier ministre pour souffler. Certes, l’exposé de moteur vaut pratiquement décret d’application. Las : le prochain Pm est littéralement dauphin qui regardera le Sénégal dans le blanc des yeux sans se soucier d’un président Banana dans sa tournée d’adieu des capitales africaines sous couvert d’un mandat à la tête de l’Union africaine !

Une short list trop longue ou des attentes démesurées de candidats qui avaient reçu une promesse comme lot de consolation pour les faire patienter ?

Le scénario rappelle étrangement Abdou Diouf et la réinstauration du poste avec Habib Thiam en 1991 : seconder le président dans la perspective du retour du poste de Premier ministre ne fait pas forcément du vis-à-vis l’occupant du poste. Le malentendu avec Niass en 1990 était né d’une interprétation littérale du verbe seconder. Macky Sall aurait eu la même subtilité avec ses interlocuteurs de l’avant-Locales. Il faut beaucoup d’intelligence pour être subtil.

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