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Marième Faye Sall, la poigne ! L’estampille du Destin Par Pape Sadio THIAM

Marième Faye Sall n’a que peu de prise sur son mari et ne joue pas les intruses en dehors. Mais elle a un caractère trempé et n’hésite pas à se dresser quand elle flaire les mauvais coups.

Avec Macky Sall, surtout pendant la Primature de 2004 à 2007, elle n’a pas laissé que de bons souvenirs. On ne lui attribue cependant ni frasques ni scandales, et c’est sans doute ce qui lui a permis de traverser sans trop se mouiller toutes les tempêtes politiques vécues par son mari de président

Si elle n’a pas l’extravagance « désinvolte » d’une Chantal Biya, ni le classicisme de Viviane Wade ou encore le style de la vieille noblesse normande de Collette Senghor, sa mise en beauté fait toujours effet.

A presque cinquante ans, Marième Faye Sall porte à merveille l’estampille du destin. Née à Saint-Louis du Sénégal, ville d’ouverture et de tolérance, elle grandit à Diourbel la capitale du Mouridisme.

D’ascendance peule et sérère, elle rencontre un mari ayant évolué en milieu wolof, qui se décrit comme un « Sénégalais de synthèse, un Pulaar de culture sérère », parle couramment les trois principales langues, le Wolof, le Peul et le Sérère. De cette femme qui joue depuis huit années le rôle de la Première Dame du Sénégal, on croyait tout savoir. On ne lui attribue ni frasques ni scandales – et c’est sans doute ce qui lui a permis de traverser sans trop se mouiller toutes les tempêtes politiques vécues par son mari de résident.

Les circonstances mêmes de sa rencontre avec le président Macky Sall demeurent aujourd’hui encore une inépuisable source de spéculations. Anecdotique ? Certainement pas. Celle qu’une certaine opinion publique accuse à tort ou à raison de faire et de défaire des carrières a pourtant le goût du secret et veille aussi jalousement sur sa vie privée.

Au palais de l’avenue Léopold Sédar Senghor qu’on compare à une « maison de verre » où tout finit par se savoir, les seuls excès qu’on lui connaisse tiennent à son goût immodéré pour les mondanités.

Officiellement, Madame Marème Faye Sall, Première Dame du Sénégal, est née à Saint-Louis, où elle a été éduquée dans le cycle primaire, avant de s’établir avec sa famille à Diourbel. Quatrième d’une famille de huit enfants, elle se spécialise, plus tard, dans l’électrotechnique en décrochant un baccalauréat technique pour continuer à l’Institut supérieur de Technologie de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar avec l’ambition d’y poursuivre une carrière en génie électrique. Elle décide après son premier enfant de se consacrer entièrement à sa famille.

Son élégance aux côtés de son mari de président de la République est très appréciée par les hommes et femmes qui attachent du prix à l’harmonie des couples. Surtout le 4 avril de chaque année, fête de l’Indépendance du Sénégal ou à l’occasion des visites officielles des hôtes de son époux. Ou, enfin, à l’occasion des soirées culturelles tels que les défilés de mode, etc.

Elle n’a pas certes la coquetterie « désinvolte » de Chantal Biya, ni le classicisme de madame Wade, encore moins le style de la vieille noblesse normande de Collette Senghor, mais la mise en beauté de Mariéme Faye Sall fait toujours effet. La native de Saint-Louis est d’une beauté naturelle et d’un look qui ravit son mari et son peuple.  Côté soin du visage, elle n’est pas adepte du mascara, ni des coiffures spectaculaires. Ses maquillages légers subliment ses traits fins.

Après le sacre de 2012, Marième Faye Sall adopte un style qui contraste avec les premières dames qui l’ont précédée–deux Françaises et une métisse de la grande bourgeoisie. Côté pile, elle est « une vraie Sénégalaise » : une femme simple, très pieuse (elle lit le Coran chaque matin entre 4 et 8 heures avant de se recoucher brièvement), qui n’hésite pas à esquisser quelques pas de danse lors d’une cérémonie, se montre prévenante envers ses hôtes et raccompagne elle-même ses visiteurs hors du palais.

Marième Faye Sall rencontre Macky en 1992, à Diourbel, par l’intermédiaire d’un de ses professeurs, un certain Mamadou Talla, actuel ministre de l’Education nationale. Trois ans plus tard, enceinte, elle laisse tomber ses études pour se consacrer à sa famille. Contrairement à sa réputation, Marième Faye Sall, n’a que peu de prise sur son mari. Du moins en politique. Selon un ami du couple, « c’est une femme au foyer dévouée. Elle ne s’écrase pas à la maison, mais ne joue pas non plus les intruses en dehors ».  Certes, elle a, selon ses proches, « un caractère bien trempé » et « n’hésite pas à se dresser quand elle flaire les mauvais coups ».

Lorsque son mari était Premier ministre, de 2004 à 2007, elle n’a pas laissé que de bons souvenir –elle avait la réputation de faire et défaire les carrières. Contrairement à ses prédécesseurs, elle ne reste pas à bonne distance de la politique. Si officiellement elle ne participe pas aux réunions de l’Alliance pour la République (APR), elle s’est imposée comme un personnage de premier plan impliquée dans les activités de ce parti. Elle parcourt le pays et bat campagne. Sa seule boussole : un soutien indéfectible à Macky Sall, au risque parfois d’écarter de l’entourage présidentiel certains esprits jugés trop libres.

« Elle joue un rôle de repoussoir face aux gens qu’elle estime nuisibles », relativise l’ami du couple, selon qui « elle est en quelque sorte l’assistante sociale et psychologique du président ». Lors des dernières présidentielles, elle était aux premières loges.  « Pendant les heures sombres, elle a été au cœur de la rébellion, confirme une source qui l’a fréquentée à l’époque. Je l’ai vue mobiliser les femmes de Saint-Louis et remplir le stade de la ville ». Quand son mari débarque à l’aéroport de Dakar, où il ne bénéficie plus du moindre protocole, elle insiste pour porter elle-même ses valises : « Je ne les laisserai pas t’humilier ! » avait rappelé récemment le journaliste Mamadou Ibra Kane, lors d’une émission de la télévision télévisée. « À la création de l’Alliance pour la République (APR), fin 2008, son rôle a été essentiel, du choix des couleurs à celui de l’emblème du parti, témoigne le vieil ami du couple. Ses parents font partie des premiers adhérents, et son frère Mansour a vendu un terrain pour financer l’APR à ses débuts ».

 

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