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L’Ukraine joue le tour pour Macron La guerre, directrice de campagne

Rase-campagne française

L’Ukraine assure le second tour

avec la résistance de la Covid-19

 

« Nous sommes en guerre contre un ennemi invisible»

 

La guerre directrice de campagne du candidat Emmanuel Macron a triomphé des challengers : contre la Covid-19 qui fait de la résistance comme en Ukraine, le président français est sorti indemne du premier comme du second tour. Déjà Emmanuel Macron était plébiscité d’une avance considérable avec la pandémie, et cela dès 2021, et certaines prédictions le voyaient déjà élu en 2022 ; l’invasion de l’Ukraine le 24 février dernier a achevé les challengers pour un candidat du bout des lèvres, à l’extrême limite, et qui ne « s’emmerdait » pas de faire un bras d’honneur aux Français, selon ses propres termes. Pour un peuple mature, majeur et vacciné, ces propos de campagne sortaient d’une longue tradition de lutte pour la Liberté, l’égalité et la fraternité.

Emmanuel Macron ne savait pas si bien dire en mars 2020 pour lancer la Présidentielle avant terme : « Nous sommes en guerre ». Le ton s’est voulu ferme, guerrier, l’allure spartiate, martiale, et le voilà bien servi : une énième vague en pleine destruction de l’Ukraine lui fait fuir une campagne en rase motte qu’il survole au ras des pâquerettes, réduisant l’élection présidentielle française en une comédie jouée d’avance, comme dans les dictatures d’antan, avec des scores à la soviétique, comme de bien entendu. Tant pis pour ceux qui cherchent une présence au second tour.

Cette attitude de régime castrateur a guidé les pas du président français depuis le 16 mars 2020 : celle du père de la nation ; à six reprises en 21 minutes, Emmanuel Macron martèlera : « Nous sommes en guerre », le tout accompagné de mesures que
« jamais la France n’avait dû prendre  en temps de paix ». Que dire alors de la crise ukrainienne ?
Du pain béni pour ce père fouettard négociant de circonstance, marchand d’illusions marchandant avec le monde et distribuant des sucettes à un peuple de France plus gilets jaunes qu’orienté vers le plombier polonais solidaire d’un voisin en fuite devant la furie du dernier char de Russie : Vladimir Poutine.

P. MBODJE

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