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La Ligne du Devoir

L’énigme Khalifa Sall: Heureux en amour, Khalifa Sall pourrait trouver le bonheur parfait auprès de Macky Sall P. MBODJE

Le Parti socialiste avait combattu Khalifa Sall pour les beaux yeux de Chimène, aujourd’hui chimère.

De nouvelles retrouvailles sont désormais du domaine du possible

Avec Barthélemy Dias comme appui sur ses différentes affiches, Sanou Dione de Paris candidat à la mairie de Biscuiterie éclipse un peu plus Ababacar Khalifa Sall : il désigne Barthélemy Dias pour Dakar, à la place d’un consensus issu des rangs de la coalition Yewwi Askan Wi ; déjà, le fidèle Bamba Fall de la Médina laisse parler son cœur qui penche sur une gauche populeuse devant une pléiade de vedettes de Yewwi Askan Wi.

Ababacar Khalifa Sall revenait de l’extérieur où il était allé accompagner son épouse. D’où son absence dans la délégation à Touba pour le 18 Safar 2021 compensée par une présence remarquée à Kaolack pour le Mawlid Nabi.

S’il se réjouit de la tournure des événements pour la santé de sa dame, Ababacar Khalifa Sall n’a  pas seulement perdu en chemin son ami de la Médina, Bamba Fall, annoncé dans la coalition et préférant faire cavalier seul : la cellule de Paris qui en avait fait la relève dès juillet 2012 à la rencontre de La Chapelle consacre désormais Barthélemy Dias, ce qui ne semble guère une surprise pour la cellule politique du Devoir qui l’avait envisagé il y a un an : l’omniprésence du remuant maire a fait supporter l’absence d’un chef tombé au protocole d’État plutôt que devant un fonds politique (caisse d’avance) dont tout le monde a bénéficié, jusques et y compris certains d’un pouvoir alors dans l’opposition.

Si l’entourage de Khalifa Sall minimise la situation (« Rien de nouveau  que des prétentions et ambitions a gérer au point de créer une habitude, même amplifiée par les  nouveaux moyens de communication »), la singularité est la multiplication des fronts, réels, suscités et cette ambiguïté dans laquelle l’ancien maire de Dakar se retrouve face au pouvoir et la clarification pourrait aider : que veut Macky Sall, que veut Khalifa Sall lui-même du pouvoir ? Est-il en lutte contre d’autres mouvements et coalitions pour le pouvoir, non point tant pour l’exercer que sous forme de bargaining power ?  Il y a ainsi plus de questions que de réponses. Et cet épais brouillard empêche les amis de l’ombre d’interagir avec et pour Khalifa Sall.

Lui s’accommode de cette surchauffe d’énergie, écoutant ici, sollicitant un avis là, hochant la tête en guise d’approbation ailleurs, ou se créant soudain une aversion au lactose, réponse indirecte à une invite tout aussi gauche de Macky Sall.

« Il n’y a aucun mal à recueillir ou bénéficier d’analyses ou d’opinions d’autrui !!! C’est un point de vue », fait-il comprendre par personne interposée.

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