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Keur Massar, Quand le mbëndë mi s’érige Département: Le discours populiste ne ferre plus la banlieue des eaux Par Habib KÂ

Plein d’inspiration, de symbolisme, tout nouveau jeune président élu, face au mbëndë bi, Macky Sall, sans fard, la décision tranchée de supprimer le Sénat. De cet effet d’annonce d’une ébauche de politique sociale, toute la République applaudit et nourrit l’espoir que désormais tout allait changer dans le bon souhait du peuple laborieux. Le Sénat fut supprimé, parce que telle était la volonté du nouveau chef de l’Etat sénégalais.

innondations Thiaroye sur mer4

Entre-temps, plein de pluies se sont abattues sur Dakar et sa banlieue, les inondations plus importantes qu’auparavant. Point de Sénat, cependant : sur ses décombres, trônent comme des diadèmes Haut conseil des collectivités locales (HCCT), Conseil économique, social et environnemental (Cese, Commission nationale du dialogue des territoires (CNDT). Ils ne s’en portent pas moins bien : contemplez les présidents ! Ils sont de Macky Sall, par sa seule volonté, son “coun faaya coun”.

Les inondations sont là elles aussi, plus menaçantes.

Autre temps, autres mœurs, dirait-on, nul doute. Comme disait le chanteur, Macky Sall n’a pas changé, il est toujours le même resté, toujours le même : du CESE, HCCT, CNDT, il ne pipe mot, préférant être traîné dans la boue à KM City où une illumination soudaine  l’envahit, et il fit de cette commune créée en 1996 et coincée entre les départements de Pikine et Rufisque, un département.

Macky Sall malmené par les intempéries.

Le Sénégal a une opposition informe, diffuse et tenaillée par les privilèges attachés au statut plausible du chef de l’opposition et ses querelles infantilisantes qui annihilent toute volonté d’offrir une plateforme politique crédible pour une alternance à l’horizon 2024.

Macky Sall devrait se frotter les mains avec une gauche fébrile, disloquée ; mais les intempéries, comme de la poisse, sont à ses trousses depuis sa réélection. Depuis sa réélection, les forces se sont déchaînées si bien que la pirogue est entrain de tanguer, très fort, endiguant tout plan, programme, projet, si bien qu’aucun spécialiste des finances, de l’économie ne peut présager ce que demain sera.

La Covid-19, c’est mille milliards de francs cfa déliés, un état de siège, un couvre-feu, la fermeture des réseaux de transports interurbains, des lieux de culte et édifices publics, paralysant toute l’économie et menaçant la stabilité du pays.

Contre mauvaise fortune, bon cœur du président Macky Sall qui essaie tant bien que mal de sortir la tête hors de l’eau quand les inondations, telles une ritournelle, viennent envahir Dakar et sa banlieue.

Dix milliards, dont trois à distribuer gratis aux impactés des “zones non aedificandi” par ce beauf qui peine encore à présenter le bilan des soixante milliards en vivres à qui de droit, malgré la demande insistante de ce dernier.

Macky Sall fait du populisme cru aux inondés, des opérations de charme dont il n’est pas sûr de récolter les dividendes. Aux vrais maux, les vrais remèdes.

La solution

Yaay seetôo !

Aux grands maux, les grands remèdes.

S’attaquer aux racines du mal : la solution.

Un plan directeur de canalisation de cette commune de 2.500 ha coincée entre deux départements.

 

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