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Investitures-BBY : Macky Sall jette l’éponge P. MBODJE

Yewwi Askan Wi-Takhawu Dakar : Le coup de Jarnac
Pastef : l’équation
Wallu : Wade et Pape Diop entament la guerre de Dakar

Le brouillard total de la situation dans les principales formations politiques rend difficile toute lecture et sure et à la fois aléatoire toute prévision en faveur d’un camp ou l’autre : gardons-nous du printemps de janvier, comme le dit le dicton.

Le coup de Jarnac de Barthélémy Dias et de son clan à Soham Wardini et à Khalifa Ababacar Sall est du même acabit que les tribulations de Macky Sall avec ses ouailles quand le chef jette l’éponge, ou qu’au niveau de Pastef et Wallu où le défi est lancé au Patriarche qui veut tout partout et seul, et chez les autres alliés de Pastef. Novembre, date de dépôt final, renseignera sur les déchirures et les adieux aux larmes : la bataille des Locales de janvier 2022 est grosse de surprises.

Macky Sall mis Knocked Out par la forte lame de résistance de ses camarades se fait administrer les sels par un fossile préhistorique qui le caresse dans le sens du poil ; le premier tour de la Présidentielle de 2024 qui se joue en janvier prochain inquiète : Mahmoud Saleh, le 24 octobre : « Les locales vont trancher le débat sur la candidature de Macky Sall en 2024 » ; l’ambiguïté sera aussitôt levée quand, tel un tribun ameutant ses troupes, il fait le lien entre les deux consultations, demandant donc implicitement un plébiscite pour mieux affronter 2024 devenu ainsi enjeu dès 2021.

« Absolument ! C’est triste au Sénégal que, malgré les expériences du passé, on ne tire aucune leçon !!! Écœurant !!! ».

« Non : les lanceurs d’alerte entament des combats qui ne sont pas des leurs et passent à côté de l’essentiel. Les droitdelhommistes aussi. C’est pour cela qu’il faut attirer l’attention : on posera la question en 2023. Vaut mieux anticiper ».

Une campagne pour la paix sera ainsi entamée dès après les Locales pour atténuer les dangers d’un mars-bis, inévitable après la position défendue le 24 octobre dernier par Mahmoud Saleh qui tapote les bajoues de son patron Macky Sall débordé comme en 2014 et qui a fini par jeter l’éponge dans le choix des candidats Benno aux prochaines Locales. Certains analystes arrivent à la conclusion que ce sont les éternelles bravades d’un anarcho-trotskyste fomentant tout toujours un coup.

Dans le camp des Libéraux, Pape Diop se met en perspective et menace le vieux patriarche auquel il avait pourtant juré fidélité : les velléités parricides lors des discussions se vérifient avec la volonté de faire bande à part avec une double pré-caution qui en vaut mieux qu’une : la boulimie du Parti démocratique sénégalais ne rassure pas une formation qui croit détenir de bonnes bases intérieures qui valent leur pesant en maires potentiels.

Mais c’est le coup de Jarnac infligé à Soham Wardini et à Khalifa Sall qui renseigne sur l’ingratitude en politique ; certes, certaines affiches de campagne donnaient le ton qui renvoyaient Barthélémy Dias à Dakar, excluant Khalifa Sall et sa coalition Yewwi Askan Wi dans les négociations pour le choix des candidats. Cheikh Guèye de qui s’époumone à déplorer la traitrise des uns ne comprend pas encore que les autres partenaires du Pastef sont dans les mêmes dispositions d’agir en parallèle, se croyant déjà élus.

Cette dispersion des forces dans les présentes investitures (reconduction automatique de tous les maires sortants de BBY), et les risques de vote sanctions des lésés potentiels (Amadou Bâ, Mary Teuw Niane, Racine Sy, Abdoulaye Saydou Sow, etc.) pourrait ne pas être bénéfique aux autres formations : les dissensions ne feraient en effet renforcer le sentiment de repli d’un électeur boudant de plus en plus les urnes, même si l’envie le taraude d’un finir avec tous, surtout avec les duels dans les coalitions YAW, Wallu. . .

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