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Invasion de l’Ukraine: Démission ou trahison des intellectuels ? Par Ababacar Sadikhe DIAGNE

Le président ukrainien semble avoir compris sur le tard le piège dans lequel l’Occident de l’Alliance du Traité de l’Atlantique Nord l’a entraîné. L’organisme avait pourtant promis juré devant Gorbatchev de ne pas se promener aux alentours de l’espace vital de la Russie.

Nous voyons avec tristesse la destruction de l’Ukraine et son président encouragé à poursuivre son cheminement vers plus de malheurs pour son pays. La base de la politique doit être le réalisme et le bon sens. Pourtant, tout aurait été plus simple (et en plus de la préservation de la paix) si les Occidentaux avaient respecté les promesses faites à Gorbatchev de ne pas étendre l’OTAN vers les frontières de la Russie.

Faisant fi de celles-ci, les pays de cette alliance militaire ont oublié toute sagesse et ont voulu capter dans leur giron l’Ukraine après y avoir installé une équipe à l’hostilité envers la Russie non dissimulée.

Les enjeux économiques, dont l’importance n’était pas perdue de vue à Moscou, devenaient secondaires par rapport à ce qui était considéré comme une question existentielle. Entre deux maux, il est rationnel de choisir le moindre tout en assumant ses éventuelles conséquences.

C’est ce qu’ont fait les Russes, d’autant que si sanctions il y’avait, ses initiateurs seraient eux aussi touchés par leurs conséquences négatives. C’est ce qu’ont découvert les Français qui ont eu tort de suivre les Américains qui, en réalité, essayent de préserver leur leadership notamment économique et militaire dans le monde ad vitam aeternam. Une vision utopique peut-on penser.

Porte-voix des bellicistes

Les Occidentaux n’ont pas retenu les leçons de l’histoire : rien ne les obligeait à s’acharner sur la Russie.

Ils ont créé des problèmes et des tensions qui peuvent conduire à une catastrophe mondiale.

Malheureusement, les “intellectuels”, à de rares exceptions, sont devenus les porte-voix des bellicistes et des complexes militaro-industriels qui, à travers leurs branches financières, contrôlent quasiment la totalité des médias.

Parmi ces derniers, il y avait des voix qui rappelaient aux hommes leurs devoirs de s’opposer aux dérives des détenteurs de pouvoirs, peu importe la nature de ceux-ci et leurs puissances.

La France en comptait beaucoup dont les interventions avaient des impacts qui allaient bien au-delà de leur propre pays.

Ces intellectuels n’hésitaient à critiquer ou à s’opposer aux décisions de leur gouvernement lorsqu’ils estimaient devoir le faire et l’argent n’était pas un appât qui pouvait les transformer en carpes. Plus généralement, il y avait une communauté intellectuelle à travers le monde qui savait s’opposer aux dérives des États ou plutôt aux détenteurs des pouvoirs lorsqu’ils allaient à contresens des valeurs fondamentales de l’humanité.

Nous voyons de nos jours des “cols pelés” (Le Loup et le Chien de Jean de La Fontaine) hanter les plateaux de télévisions pour y défendre les visions et décisions de leurs maîtres, peu importe l’évidence de leur mauvaise foi et la détresse des victimes qui sont la plupart du temps d’innocentes personnes, lesquelles ne comprennent même pas ce qui leur arrive.

Nous en sommes là aujourd’hui parce que la quête de l’argent est devenue une Covid-19 financière.

À quand la fin de cette épidémie plus pernicieuse que sa version sanitaire ?

 

Ababacar Sadikhe DIAGNE,
ingénieur de l’aviation,

diplômé de l’Ecole nationale de l’Aviation civile (ENAC) Toulouse, France,

et du Massachusetts Institute of Technology (MIT) Cambridge USA.

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