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Immigration : Les naufragés du désert

Immigration 

Les « marcheurs du désert »…

Les régimes changent mais « l’immigration irrégulière » demeure…Marcher dans le désert est une épreuve surhumaine car il n’existe pas de chemin dans le désert pour celles et ceux qui empruntent ces chemins pour la première fois…Le « sable coule », le sable chaud et des vies entières s’écroulent…Où vont donc ces hommes et de plus en plus ces femmes qui marchent pourtant droit dans le désert ? «  Mon père était marchand de sable, un coup de vent l’a ruiné »

« Il vaut mieux voir une fois que d’entendre cent fois » … Ce « vieux proverbe chinois » apparaissait régulièrement à l’écran du cinéma LibertéIl précédait toujours la projection du film…
Cette photo de nos compatriotes (je refuse de chercher leur nationalité…) ressemble comme « deux grains de sable » aux photos montrées des « immigrés de la mer »…
Immigrés de la mer…
Immigrés du désert…
Mais aussi « immigrés du ciel »…
Les régimes changent mais « l’immigration irrégulière » demeure…
«  Les jours s’en vont, je demeure »… (Guillaume Apollinaire).
Marcher dans le désert est une épreuve surhumaine car il n’existe pas de chemin dans le désert pour celles et ceux qui empruntent ces chemins pour la première fois…
Le désert est un espace réservé aux grandes révélations…
Les mille chemins « changeants » du désert ne s’ouvrent qu’à « zéro heure » pour se refermer à « minuit pile »… Pourtant, il est absolument faux de croire que le «temps s’écoule » dans le désert… Le « sable coule », le sable chaud et des vies entières s’écroulent…
Comment se vêtir pour traverser les grandes étendues de sable, les « mers et océans de sable »?
Ces hommes et ces femmes ont oublié leur nom et leur(s) origine(s)…
Ils/elles scrutent l’horizon mais quel horizon ?
Lorsqu’ils seront tenaillés par la faim et la soif, surtout par la soif, ils seront alors confrontés aux mille mirages du désert… Ils se mettront à la recherche, quitte à «revenir sur leurs pas », du point d’eau qui pourra les sauver de l’inanition… Ils ont entendu parler des oasis, les « paradis du désert » et ils les cherchent parfois « aveuglément » mais ils ne connaissent pas les mirages…
Où vont donc ces hommes et de plus en plus ces femmes qui marchent pourtant droit dans le désert ? Dorment-ils le soir lorsque tous les repères se brouillent ? Nul ne saurait le dire avec certitude…
Mauritanie, Maroc, Algérie, Tunisie, Libye, …
Suivent-ils les dunes qui hélas se déplacent et se reforment sous l’effet du vent…
« Mon père était marchand de sable, un coup de vent l’a ruiné ». Ce proverbe africain nous avait été révélé par celui qui croyait à l’unité de l’Afrique et qui fut le président du Grand Conseil de l’AOF…
Le désert ou la mer ? La réponse ne laisse aucune porte de sortie car souvent l’épuisement conduit à perdre la vie, sur terre ou sur mer…
Quelle(s) solution(s) à l’ère de la rupture ?
La jeunesse, pour paraphraser Victor Hugo, est «  une force qui va »… Mais empressons-nous d’ajouter que son destin n’est ni la mer, ni le désert…
Écoutons cette jeunesse qui parle un langage codé et unissons nos forces afin de lui montrer «  mille autres chemins »…
Ni mer ni désert…
Un père et une mère…

Vovo Bombyx
21/5/2024