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Hommage à Adja Déguène Chimère Diallo Babou. Quatre ans déjà… et immortelle Par Ndeye Fatou DIONGUE

Le 13 octobre 2016 à 50 ans, Déguène Chimère Diallo est décédée des suites d’une maladie, laissant derrière elle un mari éploré, des enfants orphelins et des collègues tristes. Touba sera sa dernière demeure.

Nous avons Le Devoir d’honorer cette Immortelle d’octobre rose.

Elle était connue comme une animatrice chevronnée. Et pourtant, Déguène Chimère Diallo était, à la base, une spécialiste de la gestion.

Elle avait suivi une solide formation en Comptabilité et Gestion avant de se rendre à Paname pour y subir une autre formation en Gestion hôtelière et en Informatique. Mais c’est dans la communication qu’elle a fini par exceller grâce au défunt patron de Excaf Télécom, Ben Bass Diagne.

Déguène Chimère, son enfance, ses études, la radio, son mari…

Son enfance : « Au fait, j’ai connu une enfance normale. Je suis Saint-Louisienne d’origine. Ma mère, une ancienne Normalienne, donc institutrice, et mon papa, un policier, a été affecté à Ziguinchor où j’ai vu le jour. J’ai vécu au Point-E, entre l’école élémentaire du Point-E et le lycée d’application (Seydou Nourou Tall). En somme, une vie normale.

J’ai grandi entre un père d’une rigueur militaire, mais très « papa gâteau », et une mère complètement à cheval sur les principes. Je suis issue d’une famille de neuf enfants, dont je suis la cinquième. Après l’échec au Bac, j’ai voulu faire des études de Comptabilité qui m’ont menée à l’Ifp.

Tout de suite après, je me suis envolée vers l’Europe pour des études d’Informatique Analyste-programmeur, très à la mode dans les années 89-90. Un an après, l’esthétique est entrée dans ma vie, car j’ai été très tôt intéressée par la beauté ».

Ses débuts dans la presse

“J’étais venue en vacances. C’est là qu’un parent de mon père, le Pdg du groupe Excaf communication (feu Ben Bass Diagne) m’a approchée un jour chez mes parents afin que je fasse un essai à la radio. Parce qu’il trouvait que j’avais une voix radiophonique. Quand j’ai fait le test, ça s’est bien passé et j’ai aimé. J’ai commencé des émissions et c’est ainsi que je suis finalement restée au Sénégal pour démarrer ma carrière en 1995. C’est sous la houlette de feu Gora Guèye (je ne me lasserais jamais de lui rendre hommage). Il m’a appris les notions du journalisme. Je suis allée jusqu’à présenter de grandes éditions en français, ou encore faire des correspondances à RFI et ça, c’est quelque chose.

Il y avait aussi Hady Wade, Abdoulaye Lam, El Hadj Tandian Diouf qui m’ont beaucoup encadrée et aidée. De fil en aiguille, j’ai commencé à faire des émissions comme « xam sa waruugar » avec l’ordre des avocats, « disso ci biir keur ». C’est ainsi que j’ai créé « Confidence », racontait-elle dans une interview à l’Observateur.

Durant cinq années, j’ai eu à animer des émissions interactives, surtout en wolof, comme « Confidences », « Disso si biir keur », « Eutou djigeen gni », entre autres. Puis en 2000, j’ai déposé ma démission, car « Papa » (Me Babou) m’avait aidée à avoir des actions dans une société.

On m’a nommée directrice de Diamono Fm qui a fait long feu et l’aventure s’est terminée par un procès (avec Baba Maal). Cette séparation a été causée par une divergence de points de vue, mes collaborateurs n’étaient pas des gens de radio. Donc, c’était difficile de travailler dans cette atmosphère.

Après deux à trois années sabbatiques à réfléchir sur la voie à prendre, je suis finalement allée à Envi Fm, avec Mame Less Camara, jusqu’à sa fermeture. Au moment où je vous parle maintenant, je suis revenue encore avec lui à Océan Fm, il y a seulement deux mois ».

Son expérience de directrice de radio

« J’ai vécu cette expérience à Diamono Fm. Vous savez, le fait de gérer un personnel est tellement stressant. Je me rappelle ma première crise de tension, je l’ai eue quand j’étais directrice de radio. Gérer un personnel, les salaires, courir de gauche à droite, se poser perpétuellement des questions… je préfère de loin, après cette expérience, n’être qu’une simple employée. Me lever juste pour faire mes heures de radio ou de télé. Cela me suffit. Faire de la télé. C’est mon petit rêve que je mûris tranquillement dans la tête. J’ai, en ce moment, plein d’émissions télé dans ma tête. J’attends le moment opportun pour faire mon choix. Un jour, vous me verrez peut-être sur le plateau d’une chaîne de télé, on ne sait jamais… »

 

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