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Femmes, forcez le respect pour ne pas avoir à le quémander

MOIS DE LA FEMME-ADAMA HOUNDALEOU, UNE FEMME A PLUSIEURS CASQUETTES

Elle conseille aux femmes de forcer le respect
pour ne pas avoir à le quémander

 

 

Entretien dirigé par
Khadidiatou GUEYE Fall,
Chef du Desk Société

Elle est jeune et pleine d’ambitions. Les responsabilités qui pèsent sur son épaule ne lui soutirent pas sa force de mener son combat et de garder intact son goût du challenge. Adama Houndahelou, un nom assez rare, tout comme le courage rare de cette jeune femme qui cumule plusieurs responsabilités et arrive à la tête de la direction chargée du protocole de la Jeune chambre internationale au Sénégal. Elle donne l’exemple d’une femme extravertie pour servir son pays.

 

Je m’appelle Adama Houndaleou, j’ai 26 ans et j’habite à Dakar, aux Parcelles Assainies. Je suis titulaire d’une licence en Journalisme/Communication à Ensup Afrique. Je suis la Directrice nationale chargée du Protocole de la Jeune chambre internationale Sénégal. Actuellement je suis consultante en Communication et Manager au sein de Webhelp Sénégal.

Qu’est ce qui a été déterminant dans votre parcours ?

J’ai mené un parcours déterminant par mon goût du challenge. Ma combativité, mon sens du relationnel ont fait de mon parcours une expérience exceptionnelle et me permettent d’évoluer au jour le jour et d’atteindre mes objectifs.

Quelle est votre profession principale ?

Comme profession principale, je suis dans le management. Je suis en charge de l’analyse des performances et des indicateurs d’agents sur une activité de télévente sortante. Ainsi que faire les écoutes des appels pour surveiller la conformité des informations. En plus de mes tâches, je suis référent de sécurité sur l’activité. Mon rôle est de veiller à ce que les règles de conduite soient respectées et en même temps la prévention des cas de fraude éventuels. Je suis garante de l’efficacité des coachings et de l’atteinte des objectifs fixés en fonction des profils et donc en même temps le référent Lift sur cette même activité.

En parallèle, je suis consultante en communication et en développement personnel. Ce sont des séances de coaching que j’organise le plus souvent en ligne pour afin de leur permettre d’avoir confiance en eux et surtout sur la prise de parole en public. Je fais des études de cas et propose de meilleurs plans de communication, en fonction du statut de l’organisation, de la cible et surtout de l’objectif de cette dernière.

Qu’est-ce qui vous a poussé à cibler le domaine du bénévolat ?

Mon sens du partage, mon altruisme inné m’ont poussé à faire du bénévolat. Ça contribue à améliorer la qualité de vie et la santé des collectivités. Et à impacter positivement ma communauté.

En tant que femme comment arrivez-vous à demeurer aussi tenace dans votre organisation ?

La JCI est une organisation à but non lucratif, un réseau de jeunes citoyens actifs de 18 à 40 ans, engagés à créer un impact positif au sein de leurs communautés. Elle nous offre des opportunités de développement qui nous permettent de créer des changements positifs. Ça me permet de m’améliorer au quotidien, de participer à la résolution des problèmes de ma communauté et surtout de pouvoir impacter positivement. C’est la conviction qui nous lie à la JCI et donc seule notre motivation, notre altruisme, notre sens du relationnel ou encore l’envie de nous parfaire nous rassemblent et font notre force.

Quels sont les avantages et les inconvénients d’être femme dans le milieu ?

Aujourd’hui être une femme dans le milieu est un privilège. Ça garantit l’efficacité et la perfection. Il fut un temps, personne ne croyait possible qu’une femme puisse avoir le droit de travailler, d’affirmer ses préférences ainsi que ses opinions de façon libre. Par contre, comme toute chose, il y a des inconvénients tels que les difficultés d’accès au marché à cause du sexisme et du machisme.

Selon vous, en quoi consiste la journée du 08 mars ?

Selon moi, le 08 mars, officialisé en 1977 par l’ONU, est une occasion de célébrer les avancées des droits de la femme, donc de faire un bilan sur la situation des femmes et c’est en même temps une occasion de faire entendre nos revendications.

Y-a-t-il un impact à célébrer le 08 mars ?

Oui, cette journée permet de rendre hommage aux mouvements en faveur des droits des femmes et de les soutenir et de sensibiliser les élèves sur les droits des femmes et sur l’égalité entre filles et garçons. C’est surtout l’occasion d’aller vers les femmes qui n’ont pas accès à l’information et de leur en faire prendre conscience.

En tant que femme, et selon vos domaines d’activité, qu’attendez-vous de l’Etat pour cette journée de revendication ?

En tant que femme, on attend de l’Etat qu’il fasse respecter nos droits en milieu professionnel de sorte qu’on se sente plus respecter.

Qu’attendez-vous des femmes de manière générale ?

Elles doivent être conscientes de leur valeur et faire de sorte que leurs actions et paroles forcent le respect, et non quémander ou demander le respect. Nous devons savoir qu’on est là clé du succès de toute chose et ne laissons personne nous faire croire le contraire.

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