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Dopage : SJD régale !

Matar Bâ à la tête

de la Conférence

des États-parties

de la Conférence

contre le Dopage

Souleymane Jules Diop
se met à table

” Il s’agit d’une grande victoire qui consacre l’aboutissement de quatre années d’efforts diplomatiques, de discussions menées tambour battant “.

Il a fallu beaucoup de doigté à Matar Bâ pour réussir son baptême du feu : à peine élu à la tête de la Conférence des États-parties de la Convention contre le dopage, il a été confronté à un tir de barrages de certains représentants qui voulaient prendre le nouveau président au dépourvu en cherchant à  changer d’emblée les règles du jeu ; d’ordinaire, le vote portait sur l’ensemble des lois et non au cas par cas.
” Nous avons eu quelques soucis mais tout est finalement rentré dans l’ordre “, résume l’ambassadeur Souleymane Jules Diop.
Matar Bâ devra donc redoubler d’effort, surtout que son mandat s’ouvre sous les meilleurs auspices avec l’année olympique qui s’ouvre devant lui, en 2024 : ” Le Sénégal vient d’être élu (ministre Matar Bâ) à la tête de la Conférence des États-parties de la Convention contre le dopage, en présence des ministres des Sports représentant 194 États membres. Il s’agit d’une grande victoire qui consacre l’aboutissement de quatre années d’efforts diplomatiques, de discussions menées tambour battant “.
La veille de ce mercredi 25 octobre, Souleymane Jules Diop s’était littéralement mis à table en recevant à déjeuner le candidat du Sénégal. Entre le bois de Boulogne et l’Arc de Triomphe, ces Saloum-Saloum ont fait honneur à leur réputation en se servant généreusement le mbaxalu Saloum proposé avec de succulents laxas et un diwou nior d’enfer.

Le cours culinaire développé en la circonstance par le ministre sur la frontière gustative bien ténue en réalité entre le mbaxalu Saloum et le ceebu Guedj proposé comme complément mérite de figurer dans les annales des papilles gustatives ; n’empêche : l’ambassadeur et le ministre se montrèrent plus Saloum-Saloum que le Oualo-Oualo qui se mit au ceeb bou toye, se demandant s’il s’agissait de guedj mbet, de yass ou de beur.

C’est dans ces moments d’agapes onctueuses passées ensemble que l’ambassadeur et le ministre ont  peaufiné les derniers réglages qui ont sans doute permis de dépasser les premiers assauts quand ” ça a posé quelques difficultés mais on a pu avancer “.

Ceci pourrait passer pour protocolaire, dans ces moments de diplomatie ; il faudrait cependant retenir  le mouvement émouvant de Matar Bâ que son hôte a su doper au mbaxalu salum et que l’ambassadeur Souleymane Jules Diop accompagné vers la plus haute marche du podium.

Au dessert, entre la poire et le fromage, la conversation a évidemment glissé vers la situation au pays. Si “ César ne vieillit pas mais mûrit “, Souleymane Jules Diop a une analyse de tout premier choix, qui rappelle quelque temps ancien où ses chroniques étaient courues et recherchées ; là, ses remarques sont de premier ordre et il faudrait mieux lui tendre l’oreille.

P. MBODJE