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« Une ligne éditoriale très soixante huitarde, une approche iconoclaste sur fond de culture humaniste ».

Donal Trump The Gambler

Donald Trump

Paradigme périmé

Le paradigme Trump semble désormais usé par les scandales qui ont laissé plus de portes ouvertes que refermées ; ses divagations intellectuelles ont fait craindre que Caligula voudrait retrouver un sénat pour son cheval. Il faut dire que l’inertie complaisante ou craintive de la communauté internationale a facilité les dérives du président d’une Amérique jugée sur sa force et sa puissance.

A l’ère post, certains gros penseurs disent : “Malgré tout” :

  • Post-Onu, post-vérité ?
    – Qu’importe : gardons espoir.
    Quel est cet angélisme rose-bonbon des bâtisseurs de cathédrales alors que le monde s’effondre sur ses valeurs ?
    La fin du populisme ?

La fuite en avant de Donald Trump s’est terminée au soir du 22 janvier : la guerre n’aura pas lieu, ni froide pour le Groenland, ni chaude, avec l’Europe, garante indirecte du protectorat, encore moins religieuse contre l’Iran des Ayatollahs ni culturelle contre l’Afrique qui n’a jamais compté pour l’Amérique, même sous Obama.

“If there is one thing Wade was right on American politics, that’s the comment he made when Obama was elected. There was such an excitement throughout the Continent, including many African leaders. What did Wade said ? “Obama ne fera rien pour l’Afrique”. Je reste un ami de Georges Bush et ce qu’il a fait pour l’Afrique, aucun Président Américan ne l’a fait”.

Wade avait raison sur tout le monde : Obama n’a rien fait pour l’Afrique.
Q :  Thanks. Next ?
I wish not being disappointed by Mamdani, the first Muslim Mayor of New York. His election is a Light in the darkness !

Entretien avec un Ambassadeur aux Nations-Unies spécialisé dans les droits de l’homme et des peuples.

Courrier international se pose la question “Revirement. “Recul” ou “désescalade” ? Trump évoque un accord sur le Groenland et renonce aux taxes douanières”. Ces deux points ont mobilisé et fait craindre le pire, en plus d’une probable intervention en Iran pour déloger les Ayatollahs”.
Il faut noter en tout cas que la hantise d’un désordre mondial s’éloigne mais aussi une partie du poids et de l’influence d’un président à la démarche chaotique aussi bien à l’interne que sur le plan international : le “Revirement, le “Recul” ou la “désescalade” accentuent la perte de crédit d’un personnage que personne au fond ne prenait au sérieux mais que tous redoutaient à cause de ses humeurs changeantes et de la force unilatérale d’un droit imposé par les États-Unis depuis toujours. Symboliquement, au demeurant, Donald Trump a beaucoup moins insisté dans sa campagne du second mandat sur un “Again” qui n’a pas évolué depuis Monroe et qui ajoutait dans la réalité à la décrépitude d’une société sans âme ni esthétique qu’il aura aidée à ridiculiser par ses facéties.

Royaume du Danemark

En 1979, le Groenland est officiellement devenu un territoire autonome du Royaume du Danemark, avec des compétences internes (éducation, police, justice, fiscalité) mais sous souveraineté danoise pour la défense, la politique étrangère et la monnaie, évoluant vers une autonomie renforcée”. Wikipedia.
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Conséquence du Venezuela, the last draw that broke the camel’s back, lorsque le Congrès restreint désormais le droit de guerre accordé au président Us ou volonté de préserver l’armement américain en Europe quand toutes les armées sont équipées par l’Amérique ? L’autodestruction du matériel militaire américain en Europe commandé depuis le Pentagone serait source de haute trahison quand l’Europe fait bloc autour d’une immense masse de glace. Le président américain sait-il à quel point il faut aller loin quand l’Amérique est horrifiée par la politique de Donald Trump ?

Plus prosaïquement, le vent semble commencer à tourner autour d’un paradigme qui ploie sous les incongruités et les scandales dont le moindre est l’éternelle politique migratoire. La politique spectacle de Trump semble plus un désir de reculer le moment fatidique où il faudra faire face à la justice.
La Tribune de Genève notait il y a juste un an, le 30 janvier 2025, que “Les innombrables scandales du nouveau locataire de la Maison-Blanche ont de quoi donner le tournis. Rien qu’entre 1973 et 2016, date du début de son premier mandat, le président américain et ses entreprises ont été impliqués dans plus de 4.000 litiges devant les tribunaux. Il serait tout simplement impossible d’en dresser une liste exhaustive”.
Il fallait donc retarder le moment fatidique quand il faudra faire face à ses véritables responsabilités. Le populisme qui est venu à son secours, qui s’est accentué durant la campagne du second mandat, semble le même que celui observé ailleurs et qui traduit dans la réalité un recul de la démocratie : la fibre sensible du nombril a occulté un moment une réalité que les besoins primaires font inexorablement remonter à la surface.

Every gambler knows
That the secret to survivin’
Is knowin’ what to throw away
And knowin’ what to keep
‘Cause every hand’s a winner
And every hand’s a loser
And the best that you can hope for
Is to die in your sleep”

Kenny Rogers, The Gambler -à écouter en fin de texte.

Le premier mandat de Donald Trump correspond à un grand moment de la fin du rêve européen avec le Brexit et l’émergence du fait alternatif comme solution devant l’absence de l’absolu ou de l’idéal-type de Weber.

“La théorie de la post-vérité désigne un contexte contemporain où les faits objectifs ont moins d’influence sur l’opinion publique et les décisions politiques que les émotions, les croyances personnelles et les discours sensationnalistes. Dans ce paradigme, la distinction entre vrai et faux s’estompe, favorisant la circulation de « faits alternatifs ».
Définition et origine : Le terme, popularisé vers 2016 (Brexit, élection de Donald Trump), décrit une ère où la vérité est subordonnée aux convictions. Elle n’implique pas seulement le mensonge, mais l’abolition de l’importance de la réalité factuelle.

L’éternel Docteur Albert Bachir a le mot juste : “Le héros est là, louons le héros ; qui va nous débarrasser du héros ?”

Pathé MBODJE