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Coin d’histoire, Mère Térésa, l’ange rose-bonbon: « L’extrême pauvreté vide progressivement l’homme de son humanité » ! Par Mohamed Bachir DIOP

Elle s’appelle Anjezë Gonxhe Bojaxhiu mais elle est plutôt connue sous son nom de religieuse catholique, Mère Térésa.

Mère Térésa a écrit son nom dans l’histoire de l’humanité grâce à ses actions caritatives, en Inde particulièrement. Elle avait d’ailleurs acquis la nationalité indienne car c’est dans ce pays qu’elle a passé la quasi-totalité de sa vie et c’est là qu’elle a accompli ses actions les plus remarquables en faveur d’une population réputée pauvre et ignorante dans sa grande majorité. Qui plus est, l’Inde n’est pas un pays réputé pour sa croyance au catholicisme, sa population étant majoritairement boudhiste. Mais c’est là qu’elle trouvera son plein épanouissement, c’est là qu’elle s’accomplira et accomplira sa mission religieuse.

Mère Térésa est née le 26 août 1910 à Üsküb dans l’Empire ottoman (actuellement Skopje en Macédoine du Nord) et morte le 5 septembre 1997 à Calcutta. Elle est donc Albanaise d’origine.

Ses parents, catholiques pratiquants, aident souvent les pauvres de la ville, et elle accompagne souvent sa mère, Drâne, dans ses visites régulières aux plus démunis, les pauvres, les alcooliques, les orphelins… Celle-ci conseille à ses enfants : « Quand vous faites du bien, faites-le comme une pierre que vous jetez à la mer ». Sa famille accueille régulièrement des pauvres à leur table ; Anjezë est ainsi fortement marquée par la recommandation de sa mère : « Ma fille n’accepte jamais une bouchée qui ne soit partagée avec d’autres ». Cela a été le viatique de sa vie.

Pendant plus de 40 ans, elle consacre sa vie aux pauvres, aux malades, aux laissés pour compte et aux mourants, d’abord en Inde puis dans d’autres pays, et elle guide le développement des Missionnaires de la Charité. Même après sa mort, les Missionnaires de la Charité dont elle était la maîtresse et guide s’occupent de plus de 600 missions, dans 123 pays dans le monde. Ils distribuent des soupes populaires, entretiennent des centres d’aide familiale, des orphelinats, des écoles, des hospices et des maisons d’accueil pour les personnes atteintes de maladies comme la lèpre, le sida ou la tuberculose.

Elle quitte sa terre natale le 26 septembre 1928, à l’âge de 18 ans, et rejoint le couvent de l’ordre missionnaire des sœurs de Notre-Dame-de-Lorette, à Rathfarnham près de Dublin en Irlande, communauté missionnaire fondée au XVIIe siècle.

Le 1er décembre 1928, elle part en Inde pour y faire son noviciat. Elle arrive à Calcutta en 1929 et, très vite, elle est choquée par l’extrême pauvreté qui sévit dans cette ville très peuplée. Elle écrit ses impressions à un journal catholique de son village : «Si les gens de nos pays voyaient ces spectacles, ils cesseraient de se plaindre de leurs petits ennuis».

Après avoir travaillé quelques mois dans un dispensaire où elle soigne des pauvre, sœur Mary Teresa devient enseignante à l’école de Loreto Entally à Calcutta, de 1931 à 1937. Face à des classes de 300 élèves, sa pédagogie stricte et son service humble la rendent proche des enfants indiens qui l’appellent rapidement « Ma », ce qui signifie «Mère».

Elle prononce des vœux définitifs en Inde le 24 mai 1937. Elle devient en 1944 directrice des études à Sainte-Marie, école réservée aux classes sociales supérieures de Calcutta. Elle consacre une partie de son temps aux bidonvilles où elle se rend pour consoler les démunis et les malades, et visiter ceux qui sont hospitalisés.

Elle écrit à sa mère, et lui annonce sa nomination en tant que directrice. Celle-ci lui répond : « Ma chère enfant, n’oublie pas que si tu es partie dans un pays si lointain, c’est pour les pauvres ».

Elle n’oubliera jamais cette recommandation elle qui, comme par nature, porte la charité dans tous les actes de sa vie.

Au cours d’un voyage en train de Calcutta à Darjeeling où a lieu la retraite annuelle de sa communauté, elle reçoit ce qu’elle appelle « l’appel dans l’appel ». Pendant qu’elle essaye de dormir : « Soudain, j’entendis avec certitude la voix de Dieu. Le message était clair : je devais sortir du couvent et aider les pauvres en vivant avec eux. C’était un ordre, un devoir, une certitude. Je savais ce que je devais faire mais je ne savais comment ». Mère Teresa parle de cette journée comme étant le « jour de l’inspiration ».

 

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