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Choix des candidats à Benno: Alea jacta est ! Sergio RAMOS

Après d’énormes et longues spéculations, le président Macky Sall, leader de la coalition Benno bokk Yakaar a imposé ses choix, créant des dynamiques défavorables à la victoire.

Le vin est tiré, il faut le boire. Le président Macky Sall, chef de file de la coalition Benno bokk Yakaar, a fini de donner ses choix reposant sur ses sondages. Son objectif est de sortir victorieux au soir du 23 janvier 2022. Mais ses décisions ont entraîné des frustrations et même des ruptures au sein de sa majorité.

Le président Macky Sall devra assumer ses responsabilités. Il sera le véritable et unique responsable de la défaite ou de la victoire des hommes et femmes qu’il s’est choisis. Des choix qui risquent de renforcer ses adversaires de l’opposition. Comme c’est le cas à Ziguinchor où le maire sortant Abdoulaye Baldé se sentant trahi n’écarte pas de faire cause commune avec l’opposition,  en partie avec le Pastef pour faire face à Macky Sall.

Ce n’est pas seulement dans la capitale méridionale du pays que la coalition va perdre des hommes.

A Rufisque, Seydou Diouf, secrétaire général du Ppc, ira à ces joutes électorales sous sa propre bannière.

A Mbour,  Fallou Sylla a emprunté la même voie. Non reconduit pour candidater à sa propre succession, le doyen socialiste s’est vu obligé d’aller avec les couleurs vertes du Parti socialiste.

Dans la capitale du Baol, le maire sortant, Malick Fall, sûr de ses forces, n’a pas voulu se morfondre dans son coin. Écarté par le président Macky Sall au profit du ministre Dame Diop, Malick Fall veut refaire de coup des élections locales de 2014 où il était parti sous sa propre bannière.

Au sein de l’Alliance pour la République, les choix font râler. Certains de ses partenaires frustrés par ses choix portés sur des responsables “fractionnistes” l’attendent au tournant. Le vote étant secret, ils agiront pour se faire entendre.

A Grand-Yoff, pas moins de 13 organisations politiques ont levé la voix et prévenir le président Macky Sall et lui demandent solennellement de « privilégier » l’option d’une personnalité « plus consensuelle, seule voie de victoire de Benno bokk yakaar à Grand-Yoff ». Car, Cheikh Bakhoum a adopté depuis des mois, selon ces contestataires, une démarche « sectaire et fractionniste » conduisant à affaiblir la cohésion de notre coalition.

A Dakar, Macky Sall a entériné la candidature du ministre et maire de Yoff, Abdoulaye Diouf Sarr, au détriment d’Amadou Bâ, longtemps pressenti à la même place. Malgré les apparences, les deux hommes ne sont pas les meilleurs amis politiques du monde. Leurs partisans non plus. Le président Macky Sall devrait pouvoir amener Amadou Bâ à persuader ses hommes du « bon choix » porté sur Abdoulaye Diouf Sarr pour éviter les votes sanction ou même les abstentions.

 En colère contre le « champion »

Les contestataires ne sont pas seulement en colère contre leur « champion », Macky Sall. Mais aussi contre Mahmoud  Saleh, Mor Ngom, ect, qu’ils accusent de souffler à l’oreille du président sans lui donner la bonne information. En ce sens qu’il est incompréhensible que des candidats soient imposés aux populations.

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