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Cancer du col de l’utérus: Seynabou Diène perd deux parentes Par Khadidiatou GUEYE Fall

Plus connue sous le nom de Zeyna, Seynabou Diène reconnaîtrait les symptômes du cancer du col de l’utérus : elle a vécu à deux reprises le film d’un proche atteint du cancer du col. D’abord sa tante qui s’est lassée de lutter au jour le jour contre une maladie qui a emporté tant de femmes, ensuite sa grand-mère, une femme âgée dont le corps ne supportait plus les traitements. Zeyna raconte comment le cancer s’est manifesté chez sa tante et sa grand-mère.

Le cancer est la maladie la plus redoutée par les femmes. C’est une maladie qui a arraché la vie à plusieurs mères. Seynabou Diène, une femme mariée vivant en France, craint beaucoup cette maladie. Elle a perdu deux parents à cause du cancer du col de l’utérus.

“J’ai eu deux parents décédés du cancer : il s’agit de ma grand-mère et de ma tante. Elles avaient toutes les deux le cancer du col de l’utérus”,  soutient Zeyna, de son nom populaire.

Zeyna révèle qu’elles avaient de gros ventres.  D’après leur médecin, il y avait un liquide dans leur ventre. Elle explique : “Leurs ventres étaient gonflés, elles ressemblaient à des femmes enceintes”. La maladie du cancer obligeait leurs proches à les amener à l’hôpital de Fann pour extraire le liquide.” Elles revenaient et, en même pas une semaine, leurs ventres reprenaient leur forme initiale”, raconte Zeyna. Mais, à  un moment, ” les médecins ont détecté le cancer en phase terminale. Ils ont dit clairement qu’il n’y avait plus rien à faire pour leur cas. Ma grand- mère a été hospitalisée. Ma tante avait la trentaine. En un moment, elle ne voulait plus fatiguer les personnes qui s’occupaient d’elle. Elle a préféré arrêter ses visites à l’hôpital. C’est par la suite qu’elle est décédée du cancer du col de l’utérus”.

Zeyna a perdu sa grand-mère il y a un mois à cause du cancer.

” Ma grand- mère est partie récemment. Le cancer l’a emportée, il y a un mois. Elle aussi, elle faisait des allers et retours à l’hôpital pour qu’on lui extraie le liquide. Puisqu’elle était âgée, les médecins lui ont suggéré une chimiothérapie. Après cela, son corps ne supportait plus la chimiothérapie. Et elle a succombé. Elle est décédée le lendemain de son arrivée”, confie-t-elle.

Du côté de la sensibilisation, le Sénégal devrait mettre les moyens pour faciliter le dépistage. C’est l’avis de Zeyna. Cette dernière nous fait savoir qu’en France, les filles de 25 ans sont obligées de faire le dépistage du cancer du col de l’utérus.

” Si tu es dans les vingtaines, tu dois obligatoirement faire cet examen. Tu vois un gynécologue qui va te demander de faire des examens comme le prélèvement vaginal”, transmet notre source.

Cet examen permet de déceler les signes précancéreux. Ainsi, avant que cela n’atteigne un certain niveau, le traitement sera déjà entamé. Si on détecte le cancer très tôt, les médecins pourront le soigner. C’est la raison pour laquelle, en France, on oblige les filles à faire le dépistage du cancer du col. On l’appelle colposcopie,  c’est-à-dire un examen du col de l’utérus. C’est grâce à cet examen que le médecin arrive à déceler les signes pré-cancéreux ou le cancer.

Chaque femme sénégalaise doit prendre l’initiative d’aller faire cet examen et voir un gynécologue, pour éviter la maladie, à défaut tôt le détecter pour en réchapper, conseille notre interlocutrice.

Hormis le cancer du col de l’utérus, il y a le cancer du sein qui hante le sommeil des femmes.

 

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