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Attribution des 557 parcelles du hangar de l’aéroport de Yoff: Le Syndicat des travailleurs de l’Anacim lance le grand haro Par Fanny Ardant

Le Syndicat des travailleurs de l’aéronautique civile et coopérative d’habitat de l’Anacim dénonce farouchement leur mise à l’écart dans l’attribution des 557 parcelles du hangar de l’aéroport militaire de Léopold Sédar Senghor de Yoff.

” En effet, comme révélé dans la presse, 557 parcelles sont en train d’être distribuées aux tenants actuels de la République, laissant ainsi en rade les vaillants travailleurs sénégalais oh combien méritants qui s’y rendent quotidiennement pour servir l’État, parce que tout simplement apolitiques. Comme cela ne leur suffit pas, elles envisagent la fermeture de la piste d’atterrissage (03/21) de 1.500 mètres qui sert à l’aviation légère, pour y aménager des parcelles pour, disent-ils, dédommager les impactés de la cité Tobago, et accorder à la Caisse des dépôts et Consignations trente (30) hectares de terres dans cette zone. Toutefois, ce qu’il faut signaler, c’est une superficie de plus de quatre-vingt-dix (90) hectares avec une prévision de plus de 2.500 parcelles de terrains qui y seront aménagées”, soutiennent les protestataires dans une déclaration conjointe signée par le président de la Coopération Abidou Mbaye et du secrétaire général du Syndicat Kéba Birame Déme, dont le journal “Le Devoir” a eu la copie.

Poursuivant, le syndicat déplore qu’ une fois encore, “ce sont les mêmes pontes de la République qui bénéficieront gracieusement de ces terres, au détriment des pauvres Sénégalais qui ont trimé toute leur carrière sans acquérir un seul terrain, non sans parler des agents qui sont toujours restés au niveau de l’aéroport militaire de Dakar-Yoff à œuvrer au bénéfice de l’aviation civile nationale et internationale.”

Considérant que le Sénégal est un pays de droit, le syndicat rappelle au chef de l’État Macky Sall qu’en soumettant à Ia révision de notre Loi fondamentale, il a fait le choix de réforme consolidante majeure qui garantit et renforce le droit des moyens d’accéder à la pension et à la propriété de la terre dans les conditions déterminées par la loi.

Cependant, cette volonté affirmée et textuellement consacrée “n’est malheureusement guerre respectée par certains de ses proches collaborateurs”, s’insurgent les travailleurs de l’Anacim.

Autrement, comment concevoir qu’il soit procédé au dépeçage et au partage du lieu où se rendent au travail d’honnêtes citoyens depuis plusieurs  décennies sans qu’il ne leur soit accordé ne serait-ce qu’un mètre carré de terrain ?, se demande le syndicat. Alors que dans le même temps, “des privilégiés à qui la République a tout  donné, se voient octroyer gracieusement, de façon indue, des parcelles. Il est de ces pratiques que même l’éthique et la raison réprouvent.

Ainsi, ils  déplorent “avec toute la fermeté requise  cet état de fait” et appellent  ” à la mobilisation de tous les salles de plateformes aéroportuaires pour faire face à cette trahison. Du reste, il est å rappeler qu’il ressort de la loi n° 2015 du 4 mai 2015 portant Code de l’aviation civile, que ANACIM, entre autres aviations. Le suivi de la gestion du patrimoine foncier de  l’État affecté à l’aviation civile et  la gestion des servitudes  aéronautiques pour assurer la sécurité des aéronefs.”

“Paradoxalement, toutes les structures de la   plateforme sont ampliataires de l’arrêté ministériel N° 011921 du 20 Juillet 2020 du Ministre de l’Urbanisme, du logement et de l’hygiène publique  autorisant le lotissement des cinq cent  cinquante sept (557) parcelles à l’exception notable de l’Anacim. D’où une nébuleuse orchestre de main de mettre par des  assoiffés jamais assouvis qui veulent ” nager dans du sable”.

Pour conclure, les travailleurs de l’Anacim  lance appel solennel au président de la République pour mettre le holà à cette ” exploitation foncière qui réduit comme peu à de chagrin à une allure vertigineuse, les lettres d’aéroports militaire de Léopold Sédar Senghor avant l’irréparable ne soit produise.”

 

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