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Amadou Ba en mode combâ: Taille patron Dossier réalisé par Habib KÂ, chef du bureau régional de Matam, Thilogne

Rideau sur la séquence politique Oumar Sarr-Idrissa Seck qui n’a pas produit les effets escomptés

Perdre Dakar en 2022, pour Macky Sall, c’est perdre la Présidentielle de 2024.

Surtout que Taxawu Sénégal, le Parti démocratique sénégalais et le Pastef sont en un stade de négociations très avancées sur une candidature unique en la personne presque désignée du maire de Mermoz-Sacré Cœur, Barthélemy Dias. Que ne serait donc pas prêt à s’accrifier et concéder le chef de l’État pour reprendre la capitale aux mains des socialistes depuis 13 ans ?

Qui propulser pour porter l’estocade à la nouvelle coalition Taxawu Sénégal-Pastef-Pds et reprendre le flambeau ?

Retour à la case de départ : Amadou Bâ était ce preux chevalier, à côté de la première dame Marième Faye Sall qui, lors de la Présidentielle de 2019, ramena la capitale conquise dans  le giron de la coalition de la majorité présidentielle, en sus honoré du titre de nouveau patron de Dakar, auréole que ses frères d’armes, Macky Sall y compris, lui déniaient.

Battre Barthélemy Dias, Bamba Fall, Khalifa Sall dans leurs propres communes respectives de Mermoz- Sacré Cœur, Médina, Grand-Yoff, n’est-ce pas une raison suffisante pour le président de l’Alliance pour la République (APR) de renouveler ce contrat à son ancien ministre de l’Économie et des Finances, d’autant plus que ce dernier, très populaire et charismatique, convoite, et à juste raison, la mairie des Parcelles assainies, comme trophée indispensable pour corser son palmarès politique ?

Pour les élections du 23 janvier 2022, le combat pour la ville de Dakar n’est jamais gagné à l’avance et les surprises, certaines. Ce combat donc est le cœur des obsessions de Macky Sall, car, comme une loi non prescrite, un constat, une tradition, que celui qui perd la capitale perd la prochaine élection présidentielle.

Il est évident pour tous maintenant que les temps ont changé : le président Macky Sall a repris langue avec les membres de premier plan de l’Alliance pour la République (APR). En phase donc avec les siens, une nouvelle grille de perception du champ politique s’impose aux analystes car les rideaux sont en train de tomber sur la séquence politique Oumar Sarr-Idrissa Seck qui n’a pas produit les effets escomptés ; pire : les ministres nommés ont comme qui dirait sombré dans le gouvernement, à l’exception de Yankhoba Diattara, ministre de l’Économie numérique et des Télécommunications,  qui ne brille que par ses éloges incessants à l’endroit de son bienfaiteur.

Tout le contraire de l’ancienne présidente du Conseil économique, social et Environnemental (CESE) dont les relations avec le président de la République sont au beau fixe. Mimi revient. À pas cadencés dans le dispositif politique et communicationnel du chef de l’APR. Une boule d’énergie, qui tonifie les initiatives du chef, donne par-ci des conseils sur le financement et l’emploi des jeunes, par-là essaie de convaincre l’opinion que la science n’a pas encore d’emprise sur le variant Delta, sensibilise ailleurs sur le  bien-fondé de la vaccination généralisée, seule arme de riposte disponible pour le moment.

Les flibustiers du palais

Au président de la République de calmer les ardeurs des flingueurs du palais, prêts à tout répandre sur les ondes des radios et sur les plateaux des télévisions,  et de régler les contentieux entre militants à l’interne si l’on sait que le ministre de la Santé et de l’Action sociale  (MSAS) s’est déjà frayé une voie depuis et qu’il vient de mettre sur pied une nouvelle structure dénommée “Abdoulaye, Dakar ako soxla”(ADK) en direction des Locales de 2022.

Mbaye Ndiaye, directeur des Structures du Parti, éclipsé par l’activité débordante du ministre Amadou Bâ, pourrait être tenté de s’allier avec le maire sortant Moussa Sy, en voie de transhumance, pour lui barrer la route.

Risque-t-il de payer aussi les frais de l’envoi d’Inspecteurs Généraux des Finances aux trousses du ministre Mame Mbaye Niang du temps où celui-ci pilotait le dossier Prodac ?

Autant de questions pour dire que le chef de l’APR et de BBY doit d’abord discipliner ses troupes, former un bloc organique autour de sa personne, pour ne pas se voir déposséder encore de quelques mairies et éviter la déroute de 2009 qui en était vraiment une.

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