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Air Can : Asphyxiant !

L’incident de l’avion qui transportait l’équipe nationale de football de la Gambie

Étonnement par rapport            à ce grave incident

 Normalement en cas de dépressurisation (baisse de pression dans la cabine), les masques à oxygène doivent tomber automatiquement et les passagers les mettent rapidement sur leur nez et bouche.

En partance à la Coupe d’Afrique des Nations ce mercredi, l’avion transportant les joueurs gambiens, les Scorpions, a dû faire demi-tour après neuf minutes de vol en raison d’un problème technique.

L’équipage de conduite doit effectuer une descente d’urgence pour rejoindre un niveau de vol où l’air est à une pression suffisante pour que les échanges gazeux de l’organisme puissent se faire normalement. Cela n’est possible que dans les basses couches de l’atmosphère. Il faut se rappeler que la pression de l’atmosphère diminue avec l’altitude (les expériences de Torricelli et Pascal sur le Puy-de-Dôme l’ont mis en évidence au 17ème siècle).
Une fois ce niveau de vol atteint, les pilotes doivent rejoindre le plus rapidement possible un aéroport ayant des caractéristiques permettant l’atterrissage de l’avion. En réalité ces aéroports sont identifiés lors de la préparation des vols.
Dans les cas les plus sévères, c’est-à-dire si l’avion vole à une altitude très élevée et que la dépressurisation est brutale (quasi instantanée), les tympans de ceux qui sont à bord peuvent éclater. Mais si la procédure d’urgence est bien suivie, il n’y a pas de véritables menaces sur la vie de ceux qui sont à bord de l’aéronef.
Remarquons enfin que la description de l’incident qui est faite dans la presse ne permet pas de le caractériser véritablement.
L’enquête qui, dans ce cas, est obligatoire selon la Convention relative à l’Aviation civile internationale (OACI) nous édifiera certainement.

Ababacar Sadikhe DIAGNE,
ancien élève des classes préparatoires aux Grandes écoles,
Ingénieur diplômé de l’ENAC Toulouse, France, et du MIT Cambridge USA.