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Affaire Astou Sokhna : La mort dans l’âme Légitimes indignation et désolation

Le Drame de Louga

La mort dans l’âme

C’est la mort dans l’âme que les pouvoirs publics vivent la tragédie de Louga avec le décès de Astou Sokhna et de l’enfant qu’elle portait ; ce drame est d’autant plus touchant que la presse relève un certain acharnement du destin sur la famille quand elle nous apprend que la même dame avait perdu un premier enfant dans les mêmes locaux en 2009. L’indignation et la désolation légitimes qui ont submergé le Sénégal le 11 avril démontrent l’inquiétude généralisée quand, aujourd’hui encore et surtout, une femme meurt en donnant la vie.

La tragédie de Louga renvoie en seconde zone les efforts redoublés depuis un an dans la recherche d’une meilleure équité territoriale dans la dotation en infrastructures sanitaires et en équipement médical. Surpris par le cri de désespoir des populations en mars 2021, le pouvoir s’est aussitôt lancé dans une opération de charme avec les Sénégalais dans le domaine de l’occupation des jeunes et de la santé notamment. Kaffrine (Thierno Birahim Ndao), Kédougou (Thierno Amath Dansokho) et Touba (Cheikh Ahmadou Bamba Khadim) à titre principal étrennent des hôpitaux de dernière génération en attendant les autres régions, surtout frontalières,  cependant que Kolda, Ziguinchor et Tivaouane reçoivent une forte dotation en matériel de santé ultra-moderne qui suscitent des questions sur la manipulation ; parallèlement, des chaires sont prévues dans les universités de l’intérieur pour susciter des vocations auprès des étudiants, au moment malheureusement où la gestion des ressources humaines pose problème avec le refus de certaines affectations ; comme toujours en pareille circonstance, le pouvoir a perdu le sens de la palabre et a brandi le bâton alors que les mouvements d’humeur devaient s’étudier comme signaux de dysfonctionnements qu’il faut construire pour en établir un constat et une solution durables.

S’il faut y ajouter les récentes maladresses de ponction de salaire avec les grèves d’agents en deuil de leur idéal, on comprend le mal-vivre du personnel et l’absence d’une politique des ressources humaines que, peut-être, les négociations actuelles devraient permettre de résoudre

 

P. MBODJE

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